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Index du Patrimoine

Nous avons repris par ordre alphabétique les principaux patrimoines, rues ou thématiques du Grand Visé

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Académie de Musique César Franck de Visé
Pour revenir à notre bâtiment , signalons qu'il devint un petit séminaire (les Lazaristes) après la 2e guerre et que de 1964 à 1997 s'y tinrent les cours de l'Académie communale de musique et des arts de la Parole César Franck. Depuis cette date, elle a trouvé refuge au centre culturel de Visé où elle occupe une partie des premiers et seconds étages.

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Aiguillon Ce dernier morceau fut baptisé en 1959, promenade d'Aiguillon, en l'honneur du jumelage Visé-Aiguillon, lancé en 1958 dans cette sympathique commune du Lot-et-Garonne. Les deux villes viennent de connaître le 50e anniversaire de leur jumelage à Aiguillon.

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Avenue albert 1er à Visé
Pour parfaire le tout, on créera une nouvelle percée qui sera ouverte à la circulation en 1932 et sera appelée en l'honneur de notre 3e roi : Avenue Albert ler. Celui-ci sera enlevé à l'affection de son peuple le samedi 17 février 1934, à Marche-les-Dames.

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Les anciens Arquebusiers Visétois
Un public endimanché attend l'arrivée de la gilde des Anciens Arquebusiers de Visé. Les Sapeurs avec leur colback en peau d'ours s'avancent fièrement et vont tracer la route de retour vers la Renaissance, local de cette compagnie fondée en 1579. Ils devront bientôt enlever au pas de course une haie mise en travers de leur chemin. Les tambours scandent ce mouvement tactique "symbolique", précédant le reste de la compagnie.

La gilde des Anciens Arquebusiers perdit la presque totalité de son patrimoine lors de l'incendie de la ville, dont surtout son vaste local. L'architecte provincial Thuillier reconstruisit un nouveau et superbe bâtiment en style mosan. Il mit l'accent sur le porche d'entrée en bossages surmonté d'une tour monumentale. Un pignon à gauche contrebalance le sommet bulbeux de droite.

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Rue Pierre Andrien à Cheratte
Un autre point de vue nous montre l'entrée du village de Cheratte : la voie de chemin de fer, les poteaux électriques en bois, un signal sémaphore avec à gauche la tour de l'église Notre-Dame et à droite la gare de Cheratte. Tout ce quartier de la rue Andrien, à l'ouest de la voie ferrée,sera aménagé après la rectification de la courbe du fleuve dans les années 30 (avec l'île Monsin, aménagée en 1928). La largeur du fleuve sera encore réduite à la construction de l'échangeur de Cheratte vers 1960 puis de l'autoroute du Soleil (E25) de 1968 à 1974.

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Les Arbaletriers Visétois
Particularité des traditions visétoises, le rappel du rôle joué par les compagnies armées, constituées de bourgeois qui défendaient l'ordre public de la bonne ville. La plus ancienne, mise sous la protection de St Georges est celle des Arbalétriers, déjà constituée au 12e s. mais reconnue en 1310. Le porte cornette précède l'état-major et le porteur du collier ancestral, le roy de la Gilde, M.Perot. La messe d'offrande a eu lieu et le cortège de près de 200 "pantalons" rentre dans la rue du Collège pour rejoindre le local.

La reconstruction des maisons s'est faite en une dizaine d'années : le nouveau local des Arbalétriers n'est pas encore édifié. De superbes maisons de tous les styles mais principalement du style mosan vont sortir de terre, à l'instigation de l'Office des Régions Dévastées, chef d'orchestre de la renaissance de notre ville. Des plans cohérents, des mesures urbanistiques strictes feront de Visé une ville nouvelle, superbe et achalandée, dotées des infrastructures (égout, alimentation en eau, gaz et électricité). Il faudra cependant que toutes les chaussées soient rehaussées et parachevées et même éclairées.

Un staff d'architectes de renom fut appelé au chevet de nos monuments : MM. Jaspar, Jamar, Thuillier, Thibeau, Deshayes, Habran, aidés par de "plus féconds"comme MM. Lambert, Davister et Lejeune. Ce sera M.Thibeau qui, dans la rue Haute, édifiera le nouveau local des arbalétriers, en style mosan : arcades, fenêtres à croisée, variété des matériaux, oculus, petits reliefs en tuffeau. Une salle de fêtes, un café et un musée seront ainsi aménagés. 

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Chaussée d'Argenteau à Argenteau
Ce cliché explique bien la conformité du centre du village vers 1910 : le pont métallique, les voies de chemin de fer, l'hôtel du Tourne-Bride dans le fond, le rocher de l'ancien château et la route vers la gare. Les maisons à l'avant-plan faisaient partie de la rue Franche-Garenne. Le long de la grand route, se tenait un marché aux fruits célèbres et des villages environnants tous les arboriculteurs amenaient cerises, pommes, poires….Le cliché est pris du haut du nouveau moulin d'Argenteau, installé là dès 1882.

Du moulin, la route passait devant la gare d'Argenteau et au passage à niveau, continuait vers Cheratte. La route suivait alors un tracé parallèle au fleuve. Mais sur notre photo, on voit surtout la montée vers Sarolay avec au pied de la côte, les écoles et la maison communale et plus haut, le petit manoir des Berbisettes , construit aussi au 19e s.. A remarquer les protections et la barrière au pied de la côte. Non loin de la maison communale, il y avait l'entrée des bois d'Argenteau (Domaine de la Julienne).

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L'autoroute E25 (ancienne E9)
Un vaste remblai a réduit sensiblement la largeur de la Meuse : un port de déchargement de matériaux de construction et de grains a été aménagé. On parle aussi de faire passer à cet endroit dans les prochaines années une autoroute. Elle sera inaugurée en novembre 1974, par le ministre des travaux publics d'alors Jean Defraigne. C'était alors la E9.

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Les baraquements de la grande guerre 14-18
"Les sinistrés visétois auront vu avec satisfaction s'édifier les premiers baraquements en bois (dotés de 3 chambres garnies) destinés à les abriter, attendant la reconstruction de leurs homes détruits par l'incendie qu'allumèrent les Allemands en août 1914". Boulevards, coteaux de Lorette, de la rue de la Prihielle, de l'ancienne rue de Berneau, de la rue de Sluse… ont vu s'établir 941 baraquements entre 1919 et 1923. Une vie sociale de solidarité était de mise dans cette période noire.

Ces baraquements de bois, sorte de maisons préfabriquées, vinrent au départ de la ligne de front. Le fonds du Roi Albert, disait-on, avait fourni cet ersatz de maison. Certains s'y sentirent bien car ils l'aménagèrent avec soin et y vécurent parfois plus de 60 ans. (comme rue de Dalhem ou rue de la Fontaine). Une coopérative des sinistrés verra aussi le jour aidant l'Office des Régions Dévastées à reconstruire le plus rapidement la ville.

Voir Reconstruction

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Le Barrage de Visé
Une longévité exceptionnelle pour un des plus vieux barrages sur la Meuse. Edifié en 1863-1867 et démembré en 1983, celui-ci était du type à aiguilles et fermettes et terminait un bief de 4,7 km avec le barrage en amont d'Hermalle-sous-Argenteau. Un chenal navigable fut aménagé entre le quai du Halage et une nouvelle presqu'île et aboutissait à une écluse au canal de jonction vers le canal Liège-Maastricht.

Quel métier périlleux que ce métier de barragiste. Ressortir les "aiguilles" de 3,75 m. de haut en cas de crue, lever les fermettes et surtout avec l'aide de scaphandriers entretenir et nettoyer le barrage car le fleuve pouvait charrier de multiples matériaux pouvant endommager cet ouvrage d'art En 1902, ce fut même un ponton qui défonça la barrage. Beaucoup de ces hommes payèrent de leur vie en tombant dans la chute d'eau, ce qui ne pardonnait pas. Cette vue prise sur la presqu'île, avec le hangar à matériaux face au quai du Halage date de 1928.

Voir la Meuse

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Le quai du barrage a Lixhe
La partie sud du quai du Halage de Lixhe comprend plusieurs maisons et fermes du siècle dernier ou reconstruits après les déprédations allemandes. Non loin de là, entra en activité en 1981, le barrage de Lixhe. La photo est prise de Navagne, un fort espagnol construit en 1632, pris et repris par les Hollandais puis détruit en 1674 par les Françaises maîtres déjà de Maastricht.

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La Rue Basse à Visé
En 1837, les sœurs de Notre - Dame de Namur (filles de la Bienheureuse Julie Billiart) ouvrirent un établissement scolaire primaire et secondaire avec un pensionnat rue Basse. Ayant compté jusqu'à 66 religieuses, cette école dispensait aussi des cours de langues, de cuisine et de coupe... Après le côté Meuse, voici le côté rue de ce Pensionnat Notre- Dame, en contrebas de l'Hôtel de Ville, dont on voit le clocher surmonter les façades. Une publicité de cette école en 1913 signalait : "les Sœurs s'efforcent d'inspirer aux élèves le goût du travail, l'esprit d'ordre et d'économie". Il n'y eut jamais de rentrée scolaire en août 1914 : les Allemands mirent le feu à la rue et les braves sœurs s'enfuirent en Hollande pour ne plus jamais y revenir. Une grande partie du côté Ouest de la rue Basse (à l'emplacement du Pensionnat) ne fut pas reconstruite : on voulut garder un témoignage des heures tragiques d'août 1914, par l'édification d'un imposant monument commémoratif. Le professeur de l'Académie des beaux-arts de Liège, Falize réalisa cet ensemble. Deux minenwerfers (petits canons) entourent la statue d'un soldat casqué. Le parc voisin fut aménagé en 1934. Le monument fut modifié après la ..2e guerre, bien évidemment.

Le dimanche 19 août 1928, la ville de Visé était en fête : devant l'Hôtel de Ville presque terminé (le gros œuvre était achevé en 1926 et le travail administratif y reprit en mai 1930), le duc de Brabant, Léopold (futur Léopold III) et son éblouissante épouse, Astrid de Suède vont inaugurer le nouveau monument aux morts de la Grande Guerre, établi non loin de là, rue basse. Le bourgmestre d'alors était Léon Meurice, qui avait aussi présidé aux destinées de la ville lors des tragiques journées d'août 1914. Voir Hôtel de ville

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Quartier Basse-Meuse à Visé Entre Devant-le-Pont et Lixhe, le quartier Basse-Meuse a été modifié sensiblement depuis 1863 : date de la construction du canal de jonction. En 1868, s'installa une fabrique de pâte chimique de bois et de paille, faillie en 1891 et remplacée par une sucrerie de betteraves inaugurée le 25 novembre 1892, que l'on voit ici sur le cliché. Absorbée en 1920 par la Sucrerie de Liers, elle fut vite fermée. Une autre modification fut la construction du pont métallique de chemin de fer en 1916. De 1926 à 1940, la fabrique de carreaux Cicolor occupa l'ancienne sucrerie. On construisit un nouveau canal de jonction avec pont et écluse en 1932.

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Les Bateaux-Mouches
Le transport de personnes par le fleuve était chose aisée depuis que fut fondée en 1908 la S.A. des Bateaux liégeois qui mit en circulation en 1909 2 "Hirondelles", bateaux de 30 tonnes et de 27 m de long. Deux autres suivront en 1910. "Mais on était souvent transbordé d'un bateau à l'autre aux différentes haltes qui s'échelonnaient de Liège à Visé". Le terminus était l'embarcadère en amont du pont de Visé. Le pilote dirigeait la manœuvre du haut de son cockpit. Une Société des Bains de Visé fut créée en 1912 pour dresser des cabines pour des "bains de rivière" sur l'île Robinson. Mais fallait-il encore savoir nager !

En 1921, la S.A. des Bateaux-Touristes Liège-Wandre-Visé relance le transport de passagers avec le Touriste 2 et modernise les installations de l'île Robinson

Voir Ile Robinson

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Rue de Berneau
La route de Berneau s'éteignait dans la rue du Collège, surtout quand la lanterne à gaz à gauche cessait d'illuminer le carrefour. Nous serions maintenant au coin du boulevard des Arbalétriers (à gauche) et de l'avenue des Combattants (au milieu). Tout le monde est en arrêt devant le dieu "Photographie" : chevaux, palefreniers, cycliste, femmes et enfants. Enfin presque car à droite, un enfant n'a pas respecté la consigne. Dur, dur d'avoir un cliché parfait.

retour Le Canal Albert

A la fin des années 20, la décision fut prise d'élargir cet ancien canal et surtout de relier directement le port d'Anvers, sans de nouveau passer par le Limbourg hollandais, les travaux du canal Albert (à 1200 tonnes) commencèrent en 1930 et le canal sur toute sa longueur fut inauguré en 1939. On voit à gauche l'ancien tronçon du canal vers Maestricht et à droite le plus que doublement de cette voie d'eau. La rive Ouest ne sera terminée que plus tard.

La construction d'une cimenterie fut curieusement autorisée à l'emplacement de l'élargissement du nouveau canal fin des années 20 : les fours, les grandes cheminées, le transbordement par la voie d'eau sont très modernes mais ne durèrent qu'un temps : car au début des années 30, on élargit le canal (à 65 m.) pour un trafic de 2.000 tonnes et on commence le creusement d'une tranchée à Caster.Exit alors cette usine, expropriée.

Sur une voie étroite circulaient les trains qui manoeuvraient les wagons de déblais de la tranchée de Caster. Ce thier (colline) fut troué de part en part en 1930-1933 pour que cette voie d'eau artificielle puisse accéder à la Campine anversoise et rejoindre Anvers. Les voies étaient déplacées au fur et à mesure de l'avancement et du percement de cette colline calcaire.

Un détail de ces travaux, un peu plus avancés : l'excavatrice déplace chaque jour des tonnes de calcaire et de silex. La vingtaine d'ouvriers limbourgeois et liégeois a fait la pause pour la photo et continue inlassablement son labeur car l'échéance approche. C'est sur le flanc sud de cette tranchée que le fort d'Eben-Emael sera construit dès 1932.

Le canal, sur toute sa longueur sera inauguré en 1939 mais en 1933, la tranchée de Caster était déjà terminée. La plupart des bateaux-touristes de la région liégeoise participèrent au défilé nautique à l'occasion de l'ouverture de la deuxième section du canal Albert, le mardi 16 octobre 1934, en présence du jeune souverain Léopold III. On voit la succession des bateaux à gauche, tandis qu'à droite se distinguent les deux écluses de Lanaye adaptés à 600 t. (55 m x 7,5 m et chute de 13,7 m.) Ce "bouchon" de Lanaye (car canal Albert en amont et canal Juliana en aval étaient adaptés à 2.000 t) ne sauta qu'en 1962, lorsqu'une 3e écluse à 2.000 t. fut terminée (136 m.x 16 m.). Une 4e écluse (200 m. x 25 m) vient d'être décidée en 1998 et sera adaptée aux convois de 9.000 tonnes. Elle sera disposée à l'est de la 3e écluse.

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Le Canal du Charbonnage
Entre le chemin de fer et la Meuse, s'implanta en septembre 1920, le chantier naval du Lloyd Mosan dont le premier directeur fut M. Noblesse-Buschgens, qui construisit une superbe maison en style éclectique sur la place communale (future maison communale). Peu après 1930, le Chantier fut repris par la S.A. des Bateaux Belges qui exploitait les bateaux-mouches. La photo montre la première exploitation avec la réparation de péniches, en cale sèche.

Entre 1920 et 1922, on construisit un canal, relié à la Meuse et avec les matières extraites on remblaya le futur site de la cité et on fabriqua les briques des maisons. D'énormes grues extrayaient des wagons venus de la gare du charbonnage, l'anthracite qui était déposé dans les soutes des péniches à moteurs. Certaines allaient même jusqu'au port de Paris où le charbon de Cheratte était renommé. Un endroit du canal était plus large (voir p.117) pour les manoeuvres des péniches qui devaient repartir vers la Meuse. Cette darse plutôt que canal est maintenant un paradis pour les passionnés de pêche.

retour Le Canal Liège-Maestricht
En 1850, la construction du canal Liège-Maestricht, voie navigable parallèle au fleuve, les chantiers navals se déplacèrent près de cette voie d'eau et le chantier Dessard Frères connut quelques heures de gloire, construisant et surtout réparant des péniches au début du siècle.

Ce canal Liège-Maestricht rendit des services importants à l'économie liégeoise mais le nombreux d'ouvrages d'art (ponts, écluses de faible chute entre 1,3 m et 2,5 m.) gênaient la navigation et les bateaux devaient passer par la Hollande pour se diriger vers Anvers. Avant la grande Guerre, ces péniches attendent le passage du pont tournant de Hallembaye.

Sur le canal Liège-Maastricht, long d'un peu plus de" 30 km", on trouvait près d'une vingtaine de ponts (dont certains annexés à une écluse). A Lanaye, on trouvait, en venant de Liège, l'écluse n°3 avec un pont-levis, le pont tournant n°13 (non loin du pont à haubans actuel), et à 2500 m en aval, l'écluse n°4 de Petit-Lanaye avec un pont-levis. A côté de ces infrastructures, une maison de pontonniers avec sa corniche à feston caractéristique. A observer en ces années 20, le tracteur qui hissait les bateaux d'un pont à l'autre.

Pour passer du chenal de la Meuse au canal Liège-Maestricht, construit de 1845 à 1850, et pour rattraper la différence de niveau, des écluses étaient nécessaires…..ouvertes seulement à des bateaux d'un maximum 350 tonnes. Nous sommes ici dans le quartier de la Basse-Meuse peu après 1900.

Le canal Liège-Maestricht, puis le canal Albert ont coupé le centre de Lixhe et Nivelle du hameau de Loen. Deux ponts (Lixhe n°10 et Nivelle n°11) puis par après un pont (Lixhe) relièrent les deux parties du village,

Retrouvons-nous vers 1900, plus au Nord, à Petit-Lanaye, où l'écluse n°4 (1,85 m. de chute) avec son pont levis est levé, en aval de l'écluse. La colline de Caster est à l'arrière-plan et le bateau Julie avec son lot de marchandises et de passagers entre dans l'écluse. Ce bateau de la compagnie maestrichtoise de navigation à vapeur (fondée vers 1880 par Arnold Bonhomme) était appellé "Pointu" avec ses 4 compagnes " La Marie, La Ville de Liège, Stella et Koningin Wilhlemina" qui durent interrompre leur service régulier le mercredi 17 septembre 1914.

C'est toujours près des ponts et des écluses que la plus grande animation régnait. De plus, la maison de l'éclusier avec sa corniche typique en festons abritait le télégraphe.

Voir Petit Lanaye

retour Caster à Lanaye
"Le douanier m'a laissé prendre cette photo…l'auberge qui me tente est après l'écluse . Mais je n'ai pas fini ma promenade car je souhaiterai monter voir le château de Caster, sur la colline". En cette fin novembre, on peut facilement voir la muraille et la façade arrière du château, qui deviendra propriété en 1938 des cimenteries C.B.R. et de Fortuna. Un incendie en 1974 ravagea la propriété, qui fut assainie.

Nous voyons la façade principale : à droite, l'aile construite en 1888 par l'architecte liégeois Jean-Charles Delsaux et à gauche la partie d'origine du 18 e s. Remarquons le goût d'alors pour le moyen-âge : les larmiers en accolade surmontant les fenêtres, les tours et pignons crénelés et d'autres éléments décoratifs de fantaisie. Un bassin d'eau ou plutôt de sable est à l'avant-plan. Sur la colline de Caster, il ne reste plus maintenant qu'une belle ferme ayant appartenu à l'abbaye St-Jacques de Liège. Le site fut déjà occupé par les Gaulois.

retour Le centre Culturel de Visé
Voir les Sépulcrines

Est installé depuis 1989 à l'ancien athénée.

retour Le cercle de Devant-Le-Pont
Pauvre abbé Lekeu, il assista à l'incendie de son église et de la salle de fêtes, le Cercle de Devant-le-Pont. Avec les paroissiens, il rehaussa ses manches et reconstruisit cette salle de fêtes en moins de 4 mois. Le dimanche 21 septembre 1941, on y célébrait la 1ere messe car cette salle servit de chapelle provisoire mais aussi pour tous les événements du quartier. Depuis 20 ans, la salle a été encore rénovée et s'ouvre à diverses manifestations (bals, soupers, expositions). Le bâtiment héberge aussi les colombophiles et une bibliothèque de quartier.

Voir Avenue Roosevelt

retour Le Charbonnage de Cheratte
Quelle épopée que celle de ce charbonnage du Hasard de Cheratte. L'exploitation antérieure avait coulé. Et en 1905, défiant tous les pronostics, l'ingénieur Henry va faire de Cheratte un siège hyper-moderne : il utilise l'électricité, construit la tour n°1 en style médiéval, aménage la salle des compresseurs à l'étage, approfondit les puits. On construit un canal pour exporter l'anthracite e.a. vers Paris. Avec cette bonne argile, on réalise les briques de la nouvelle cité minière, on rachète le château pour le directeur. Sur le plan, on voit de gauche à droite : le canal, la cité, les installations de surface et les trois puits à l'Est de la route de Visé.

La première tour de puits (30 m. de haut sur 12 m. de côté) avait sa machine d'extraction à l'étage, frappait par son architecture médiévale et la profondeur atteignait en 1907 170 m. Le puits n°2, à gauche fut achevé en 1920. Tous deux seront modernisés et atteindront en 1936 313 m. La tour n° III sera édifiée par après entre 1947 et 1950. La Belle-Fleur sur la colline de Hoignée ne servait surtout qu'à l'aération. Le charbonnage compta près de 1500 travailleurs peu avant 1960. Il fermera ses portes le 31 octobre 1977. On lui préféra Blegny-Trembleur, charbonnage fermé en 1980, pour garder la mémoire des "Houyeux" en région liégeoise.

Le charbon remontait par le puits et était lavé et trié de l'autre côté de la rue de Visé. On séparait le bon charbon du schiste et du schlamm. Camions et wagons recueillaient cette très bonne anthracite, destinée au chauffage domestique. Le bâtiment imposant à droite est l'institut St Dominique que les Sœurs françaises vendirent au charbonnage en 195? . Après le rachat du charbonnage, les installations de surface furent arasées et seuls deux tours d'extraction (I et III) furent classées. Elles attendent encore une affectation durable.

Au 19e s., c'était le pic et la rivelaine qui étaient utilisés. Au 20e s., le marteau-piqueur fut d'abord adopté. Muni d'un tuyau recevant de l'air comprimé de la surface, l'abatteur s' attaquait à la bonne couche et laissait tomber derrière lui les morceaux de charbon que les hiercheurs amenaient dans les wagonnets tirés par des chevaux (jusqu'en 1950) puis par des locomotives Diesel. Il fallait aussi s'assurer d'un bon soutènement, ce que préparait le boiseur. On utilisa dans les années 30 des haveuses et des sortes de rabots mécaniques.

Mais la plus grande part des emplois cherattois provenait du charbonnage : entre 1848 et 1877 avec le Charbonnage de Cheratte - Bouhouille - Housse et entre 1905 et 1977 avec le Charbonnage du Hasard. Les femmes et les enfants travaillèrent surtout au 19e s. dans les houillères. Ici, devant une petite épicerie de village (Rue Entre les Maisons ?), comme il y en eut beaucoup dans nos villages jusqu'en 1960, des mamans travaillant au charbonnage prennent un peu de repos avec leurs jeunes enfants. Le travail dans le fond et de nuit fut interdit aux femmes en 1911.

La population active dans ces mines était belge et étrangère: en gros, il y eut les Polonais et les ressortissants de l'est avant 1940, puis les Italiens jusqu'en 1956, les Grecs et les Espagnols ensuite et enfin les Turcs et les Marocains après 1964. Ces baraquements à Cheratte Hauteurs avaient été installés avant 1930 non loin de la Belle-Fleur de Hoignée, pour héberger des étrangers. Il faut noter aussi que des prisonniers russes pendant la guerre puis des soldats allemands faits prisonniers après, travaillèrent aussi dans la mine.

Dans la rue de Visé, l'institut St Dominique était tenue d'une main de fer par des sœurs belges (de St Joseph de Blegny) puis en 1902 des sœurs françaises (de Paramé) qui tenaient un internat et enseignaient à des garçons. Elles construisirent leur bâtiment en 1891 et le vendirent au charbonnage en1954, charbonnage qui aménagea les classes en bureau, en 1958. Pendant la guerre 40-45, y était installée la Kommandantur. Le bâtiment sera démoli en fin d'année 1998, ayant été vandalisé et pillé après la fermeture.

Voir Canal du Charbonnage, Château de Cheratte, Cité du Charbonange, Rue de Visé

retour LE CHÂTEAU D'ARGENTEAU
Argenteau, c'était un rocher fortifié qui dominait la vallée de la Meuse "L'île dans les nuages" comme s'en vantaient les différents seigneurs du château construit vers l'an 1.000, assiégé plusieurs fois comme par leurs voisins en 1347 ou par les troupes de Louis XIV en 1674. Un château résidentiel fut ensuite construit sur les casernes de l'ancien château- fort. Aménagé avec beaucoup de goût par les de Laverne puis par les de Mercy- Argenteau, on le voit au tout début du siècle. Aux deux coins, les deux cèdres du Liban dont celui planté par François-Joseph de Mercy-Argenteau, en 1804 après sa nomination comme chambellan de Napoléon 1er. Elisabeth de Caraman-Chimay (1837-1890), épouse d'Eugène de Mercy-Argenteau (1838-1888) n'est pas seulement la petite fille de Mme Tallien mais fut surtout une protectrice des arts en accueillant des musiciens comme Liszt ou de l'école russe comme Cui ou Borodine. Quelques mois après cette photo, elle allait mourir à Saint Pétersbourg. Sur le pont reliant le château au rocher, cette dame très cultivée regarde l'entrée de son château. On voit, à ses côtés, le majestueux cèdre du Liban planté par le grand-père de son mari et le château à la façade crépie (la végétation n'a pas encore envahi la façade). Mais le plus curieux, ce sont les niches à chien dans le beau parc. La dernière de "sa race", Rosalie de Mercy-Argenteau aimait les gros chiens de race : Saint-Bernard, Labrador,… Dilapidant le patrimoine familial, elle dût se résoudre à vendre ses domaines dont le très riche mobilier, la bibliothèque puis le château d'Argenteau (le lundi 16 mars 1903) et s'expatria aux Etats-Unis avec son fils (il mourut tragiquement d'un accident de voiture et elle ne lui survécut que de quelques mois). Ce fut Guillaume Gustave Van Zuylen qui racheta les domaines, toujours aux mains des descendants jusqu'en 2002. Un ressortissant hollondais, Mr Zieck est depuis le propriétaire. retour LE CHÂTEAU DE CHERATTE
Le cliché est pris de la limite de Wandre , vers le nord vers 1900 car on distingue à l'arrière-plan l'ancien puits du charbonnage de Cheratte-Housse-Bouhouille. Ce chemin, plutôt que route ne fut asphalté dans les règles qu'en 1938. Les deux arbres marquaient l'entrée de la rue Césaro. La tour Sud du Château Saroléa avec le petit pavillon est en style Renaissance Mosane : les angles du bâtiment sont en calcaire, la base de la corniche est en tuffeau et le reste du bâtiment est en briques. On voit surtout les fenêtres en croisée, typiques de ce style. A l'origine, la propriété de Gilles de Sarolea, le maître de fosses qui racheta en 1643 la Seigneurie de Cheratte au roi d' Espagne allait du cimetière actuel à la Meuse. Il y avait d'est en ouest la chapelle castrale, la basse-cour, le château dont l'entrée principale donnait sur un immense parc, une ferme et sur l'autre rive, les écuries. On voit ici l'entrée côté Basse-Cour (= la route) avec la grille la tour au sommet bulbeux et les deux ailes plus massives avec toiture à la Mansart. A la partie droite du château, un pavillon rajouté récemment, lors du rachat de la propriété par le Charbonnage du Hasard en 1913. retour LE CHATEAU DE LOEN - LIXHE
Entre le 17e s. et notre époque, un château imposant a dirigé la vie dans ce hameau à l'ouest de Lixhe. Un vaste quadrilatère comprenant plusieurs tours, des corps de logis et la zone d'exploitation rurale fut aménagé par les familles qui s'y succédèrent : de Gulpen, de Waha, de Paludé, de Villenfagne et de Donnéa. Le château fut incendié aussi lors du départ des derniers allemands (des S.S) battant en retraite. Château et ferme ont été depuis reconstruits. Voir Löen retour LE CHÂTEAU DE RICHELLE
Sur la grand place, un château du 18e s. appartint e.a. à la famille Stas de Richelle et maintenant à M. et Mme Smette-Wathelet qui veillent soigneusement sur la demeure et le séquoia du jardin. A noter le fronton (récent) percé d'un oculus et les grandes fenêtres. retour CHERATTE
Cheratte signifierait Chute d'eau si c'est bien du latin Cataracta que ce nom provient. Effectivement jusqu'au premier aménagement du fleuve vers 1860, les bateaux, à certains moments de crue, pouvaient craindre le méandre de Cheratte. Et pour passer d'une rive à l'autre, de Cheratte à Chertal, on utilisa de grandes barques, sortes de bacs qui étaient amarrés non loin du passage à niveau (1861) et de la route nationale (1840).La maison voisine était celle du passeur. retour LES CIMENTERIES
En 1899, sur la rive gauche du canal latéral, 3 cimenteries étaient en construction dont une capable de produire 300 tonnes de ciment par jour. Les ciments de Visé-Haccourt et les Ciments Portland Liégeois notamment. La voie d'eau était idéale pour transporter ces matières pondéreuses. A droite du cliché, le canal s'élargit près du canal de jonction avec la Meuse, à Devant-le-Pont. On voit ici la cimenterie de Visé et en arrière-plan , le pont des Allemands, qui fut aussi utilisé plus tard, pour exporter " en vrac" ce ciment. Les cimenteries C.B.R. s'installèrent près du massif calcaire de la Montagne Saint-Pierre. Son centre de production moderne, leader de la fabrication du ciment au Bénélux fut aménagé en 1950 pour remplaçer une première usine située à Loen. Ce complexe est constamment adapté aux techniques de pointe. Sur cette carte des environs de 1960, on le voit à droite, tandis qu'à gauche, on voit les Ciments de Visé. Ce site fut désaffecté pour laisser place en 1979 à E.C.C., usine anglaise de traitement du kaolin. Voir Lixhe retour LA CITE DU CHARBONNAGE
La belle période, vers 1930 : une sorte de cité radieuse où même la route était "fleurie". Construite à l'imitation de cités minières anglaises, plutôt que de corons du Nord, la cité du charbonnage était gérée par le Hasard : les magasins appartenaient à la Cité, le loyer était décompté du salaire ou faisait partie du contrat de travail. Des obligations étaient demandées aux habitants : une bonne gestion de la maison et des jardins à fleurs sur la façade et à légumes à l'arrière. Ou sinon, des amendes étaient retirées du salaire hebdomadaire de l'ouvrier. Sans oublier que des gardes ne permettaient pas l'accès aux "étrangers". Pour s'assurer une bonne qualité de sa main d'œuvre, la Société du Hasard fit construire, entre le chemin de fer et le canal une cité sociale qui comprenait en 1926 200 maisons familiales et un hôtel de 128 chambres individuelles pour les célibataires. Les inondations "séculaires du 1er janvier 1926 n'épargnèrent pas la cité dont on voit la menuiserie et à gauche, l'hôtel ou phalanstère, noyés. Lors de la fermeture en 1977, ce fut la régionale visétoise d'habitations sociales de Visé qui reprit la gestion, restaura quelques maisons et reconstruisit d'autres. Voir Charbonnage, Cité, Canal, Château de Cheratte retour CLAIRE-FONTAINE OU CPAS DE VISE
Construit en 1898 par l'entrepreneur Pierre Lensen, sur les plans des architectes Rubbers et Henrotte, l'Hospice "sur la Fontaine" recueillit les personnes âgées indigentes. Nombreuses collectes, fêtes, cavalcades permirent de réunir l'argent nécessaire à la construction et à la vie de cette maison tenue au départ par des sœurs de Saint- Augustin. Elle servit d'hôpital pendant les premières journées des combats d'août 1914. Depuis 1977, c'est le Centre Public d'Aide Sociale de Visé qui gère la maison de repos de Claire-Fontaine. retour LES CLINIQUES DE DEVANT-LE-PONT
Dans cette allée Verte, conduisant vers Haccourt, un temple antoiniste fut érigé en avril 1915. Tout à côté, dix ans plus tard, la Clinique Saint-Augustin ouvrit ses portes jusqu'en 1938. A gauche, les installations "opératoires" et à droite la partie "clinique" avec les chambres. Un jardin à potager et plus à droite (non sur la photo), une zone de délassement avec un kiosque offraient tout le confort voulu pour bien "se retaper". Les infirmières étaient des sœurs hospitalières de l'ordre de Saint-Augustin de Liège. Vingt ans après la fermeture de cette clinique, dans la rue Marchand, (mais du côté de l'entité d'Oupeye) le quartier se dota d'un nouvel hôpital, Notre-Dame, avec une maternité, gérée par les Mutualités Chrétiennes. Pour revenir à notre bâtiment , signalons qu'il devint un petit séminaire (les Lazaristes) après la 2e guerre et que de 1964 à 1997 s'y tinrent les cours de l'Académie communale de musique et des arts de la Parole César Franck. retour LA RUE DU COLLEGE DE VISE
Nous sommes rue du Collège, anciennement, rue des Religieuses. Les nombreuses fermes de la rue ont fait place aux commerces : un teinturier, un commerce d'aunages. Sont- ce les enfants de la rue ou les enfants de l'école primaire qui posent sur fond de l'école moyenne, dont la tour profile l'horizon. retour LE COLLEGE SAINT-HADELIN DE VISE
En 1879, la nouvelle loi Van Humbeeck imposée par une majorité libérale déclencha ce qu'on appela la première guerre scolaire : le monde catholique réagit en construisant les collèges épiscopaux : le Collège St Hadelin vit le jour le samedi 4 juin 1881 grâce aux efforts de l'abbé Demarteau et de notables catholiques. Les entrepreneurs Lensen et Bellem exécutèrent les plans de M.Joliet. La chapelle en néo- gothique anglais fut consacrée en 1903. Nous pénétrons dans l'école au moment de la récréation…les jeux de billes ont la cote. L'école ne cesse de se développer avec le nouvel institut primaire, installé vers 1922 au moment de la reconstruction de la ville. Ce bâtiment à gauche de la carte se trouve à l'angle de la nouvelle rue des Déportés. Il y aura par après une nouvelle salle des fêtes (1934), la construction d'une nouvelle école primaire (1960), le rachat de l'ancien casino (1962) et la rénovation de tous les anciens bâtiments, réinaugurés le vendredi 20 avril 1990. Voir Ecoles retour LA COLLEGIALE (Place de la)
Une petite tour carrée, improprement dénommée Tour scabinale était en fait une dépendance d'une des maisons claustrales, habitées avant la révolution, par des chanoines de Saint -Hadelin. On parlait de la classer en 1936. Ce ne fut pas le cas et devenue une ruine, elle termina sa vie sous la pelle des démolisseurs en 1950. A l'arrière-plan, le cercle catholique reconstruit en style mosan. Ce fut la porte ouverte à beaucoup d'animations socio-culturelles que poursuivent maintenant le cinéma Excelsior, une ludothèque et des salles culturelles. Voir Eglise Saint-Martin, Voir Hôtel, Voir Saint-Hadelin retour LA COLOMBOPHILIE
10 passionnés de "colons", autrement dit des adeptes de la colombophilie (à ne pas confondre avec la colombofolie) se sont retrouvés après le concours. Un petit moment de détente n'est pas de trop après les efforts insoutenables d'attente du pigeon. La société colombophile de Visé est très ancienne (2e moitié du 19e s.). retour LA COUR DE JUSTICE A RICHELLE
Tout à côté de l'ancienne cour de justice de Richelle, vaste ferme en partie 18e s. localisée sur la place du village entre l'église et le château, nous distinguons sur un socle massif au flanc échancré, la croix de Jean Mathias portant la date de 1775. Mais son origine est plus ancienne et rappelle la mort tragique du curé Winand de la Sèche Haye le dimanche 30 septembre 1663 : il avait voulu s'interposer lors d'une rixe, à l'occasion de la kermesse locale. retour LA RUE DES DEPORTES
Encore un coin de Visé qu'il serait difficile de retrouver, si ce n'est en voyant la façade du Collège Saint Hadelin. La belle villa "Rusticana" est construite près de la nouvelle artère (1909) la Rue Dodémont. A droite une route va bifurquer vers la Gare ; c'est la rue Pironnet ou la Pironnette. A la reconstruction, la route sera plus droite et voisinera les terrains du Collège : on la dénommera rue des Déportés car c'est par là que montèrent vers l'Allemagne plus de 600 visétois déportés. Voir Guerre 14-18 retour DEVANT-LE-PONT
Faubourg de Visé, de l'autre côté de son pont, Devant-le-Pont se développa e.a. à l'arrivée des Carmes Déchaussés , qui construisirent l'église Notre-Dame du Mont-Carmel en 1694. Ils dotèrent le bâtiment d'un magnifique mobilier avec maître-autel, chaire de vérité, lambris en style Louis XIV. Cette église au départ dépendante de Lixhe, devint paroissiale en 1842. Dès 1941, le ciel de Visé fut souvent parcouru par une nuée d'avions anglais ou américains, se dirigeant vers l'Allemagne. La nuit du dimanche 20 avril 1941 à 23 h.40, l'église et le cercle paroissial de Devant-le-Pont furent détruits par un chapelet de bombes incendiaires larguées d'un avion anglais en perdition. L'effet de ce type de bombe à soufre pouvait être rapidement circonscrit, si on intervenait de suite. Ce ne fut pas le cas ici. En octobre 1992, grâce aux dommages de guerre, l'église fut dotée de magnifiques orgues. retour LA RUE DES ECOLES A DEVANT-LE-PONT
La route vers Lixhe, depuis la rue principale, est cette rue des Ecoles, qui se développa après 1914. Remarquons la charrette du livreur et la borne-fontaine. En 1897, on lança des travaux pour la distribution d'eau dans les maisons de Devant-le-Pont. Elle fut renforcée en 1929. A l'extrémité, la chaussée aboutissait au pont tournant "Duckers" et suivait le canal de jonction. retour LES ECOLES
En 1837, les sœurs de Notre - Dame de Namur (filles de la Bienheureuse Julie Billiart) ouvrirent un établissement scolaire primaire et secondaire avec un pensionnat rue Basse. Ayant compté jusqu'à 66 religieuses, cette école dispensait aussi des cours de langues, de cuisine et de coupe... Après le côté Meuse, voici le côté rue de ce Pensionnat Notre- Dame, en contrebas de l'Hôtel de Ville, dont on voit le clocher surmonter les façades. Une publicité de cette école en 1913 signalait : "les Sœurs s'efforcent d'inspirer aux élèves le goût du travail, l'esprit d'ordre et d'économie". Le long du chemin de fer était établi ce pensionnat, ce qui peut expliquer l'imposant panneau peint sur le mur arrière. Les Sœurs aménagèrent une "cour à jouer", arborée et spacieuse , pour leurs pensionnaires (qui furent au plus, près d'une centaine). Il n'y eut jamais de rentrée scolaire en août 1914 : les Allemands mirent le feu à la rue et les braves sœurs s'enfuirent en Hollande pour ne plus jamais y revenir. La première école communale pour filles fut créée en 1844 puis agrandie en 1909 sur la place du Marché. Le cliché montre la situation en 1904. Le pavé ne résonnait pas souvent sous les pneumatiques des automobiles mais bien sous les sabots de ces dames qui venaient s'approvisionner en eau à la borne fontaine du centre de la place du Marché. En 1958, commencèrent les travaux d'agrandissement de l'école communale de Devant-le-Pont au carrefour de la rue de Tongres, de la rue des écoles et de l'avenue Roosevelt. Dans l'ancien couvent des carmes, une école secondaire, puis un pensionnat et une école normale s' y tinrent jusqu' en 1892. L'école communale s'agrandit constamment depuis 1864. Sur les terrains de la famille Van Zuylen, furent construites non seulement une poste, des maisons mais aussi une nouvelle école tenue par des sœurs : l'institut du Sacré-Cœur qui s'installa rue de la Trairie en 1926 et prospéra rapidement. Les Sœurs Ursulines de Hasselt étaient arrivées à Visé en 1916 pour remplacer les sœurs de Notre-Dame de Namur. Le style mosan, comme vous pouvez le voir était le style en vogue, pour les bâtiments publics. Les sœurs qui s'occupaient de l'enseignement au Sacré-Cœur avaient à cœur de partager la vie locale, surtout quand l'aspect religieux avait une importance : en septembre 1938, pour le Jubilé de St Hadelin, un groupe d'enfants présenta "Sainte Angéla avec les enfants". Dans la rue de l'Eglise à Cheratte, l'école St Joseph fut fondée en 1912, car il y avait une forte demande de mécaniciens et d'armuriers. Sous la statue de St Joseph, les élèves en tenue de travail ont pris la pause ou la pose pour la photo de groupe. On reconnaît l'abbé Henry. Cette école déménagera à Visé en 1962 au Collège Saint-Hadelin (Casino) puis dans des locaux propres dans l'avenue de la Croix Rouge.(notamment dans les anciennes entreprises de torréfaction Clé D'Or). L'école communale de Cheratte-Bas avec un bâtiment en trois parties. Nul doute que les écoliers rentraient par le centre du bâtiment. Il y avait une aile pour les filles et une pour les garçons. Rappelons que la scolarité ne fut obligatoire qu'en 1918, jusqu'à 14 ans. Dans la rue de Visé à Cheratte , l'institut St Dominique était tenue d'une main de fer par des sœurs belges (de St Joseph de Blegny) puis en 1902 des sœurs françaises (de Paramé) qui tenaient un internat et enseignaient à des garçons. Elles construisirent leur bâtiment en 1891 et le vendirent au charbonnage en1954, charbonnage qui aménagea les classes en bureau, en 1958. Pendant la guerre 40-45, y était installée la Kommandantur. Le bâtiment sera démoli en fin d'année 1998, ayant été vandalisé et pillé après la fermeture. Voir rue Basse, rue des Récollets, Sacré-Cœur, Sépulcrines retour L'EGLISE NOTRE-DAME DE CHERATTE-BAS
Sise jusque là dans le domaine du château, c'est plus au nord que l'église fut reconstruite en 1834, en style néo-classique par l'architecte Chevron. En 1909, l'architecte Michel Jolet décida une sorte de rhabillage , recouvrant les briques d'un parement en ciment simulant refends et pilastres. On pourrait se croire dans un village de Toscane. Comme le style le développe, l'agencement intérieur est d'une seule nef. Les deux patrons de l'église sont Notre-Dame et Saint-Hubert Les confréries religieuses étaient puissantes auparavant : destinées à développer un culte bien précis, elles s'activaient aux fêtes patronales (ici, en octobre). Pour la Saint-Hubert, patron des chasseurs mais aussi du diocèse de Liège, les Cherattois organisent une distribution de pains et après l'office, une bénédiction des animaux (chiens, chats, chevaux,….) qui reste réputée. L'église a eu son dernier "lifting" en 1992. Cheratte a aussi d'autres lieux de culte : une église sur les Hauteurs, un temple protestant sur la Vieille Voie et pas moins de 3 mosqués. retour L'EGLISE NOTRE-DAME DE SAROLAY-ARGENTEAU
On a l'habitude de fêter les 50 ans de mariage des époux mais on connaît moins les cérémonies des 50 ans de prêtrise. Le curé de Sarolay, Louis Houtain fut fêté en 1942 pour ses 50 ans. de sacerdotat. Il était curé de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption depuis 1899. Il décéda en 1946. Le 2e prêtre à droite du jubilaire est natif du village d'Argenteau : l'ancien évêque de Liège Mgr Guillaume-Marie Van Zuylen. (Mort le 2 avril 2009) retour L'EGLISE SAINT-FIRMIN DE RICHELLE
Prise du sommet des carrières au Nord du village, ce cliché nous montre à droite la courbe de la Meuse vers Cheratte, au milieu l'église dédiée à Saint-Firmin et à gauche, les maisons sur la route "sur la Carrière". L'église reconstruite en 1777 était particulière car, jusqu'en 1826 elle faisait partie du territoire du village voisin, Argenteau. On peut distinguer sur ce cliché de 1934, la tour de l'église, massive qui sera allongée après la 2e guerre mondiale. L'intérieur de l'église Saint-Firmin est homogène dans son style classique : un maître autel principal, au tabernacle vénéré par deux angelots, deux autels latéraux, celui de droite généralement consacré à la vierge et celui de gauche au saint local, St Firmin. Un christ en croix et des statues comme le Petit Jésus de Prague, St Joseph, père attentif, Ste Thérèse envahissent le chœur. La chaire de vérité est à l'angle de la nef et du chœur. Donc point de transept dans cette église à une nef. Les bancs au premier plan appartenaient à deux familles du village, Van Zuylen et Wathelet. retour L'EGLISE SAINT-JOSEPH DE CHERATTE
L'église Saint-Joseph ne date que du 19es., lorsque cette nouvelle paroisse fut créée en 1872 avec son premier curé, l'abbé Wilmet. De 1750 à 1840, l'architecture néo-classique à la cote mais par après, ce sera le Moyen-Age qui inspirera les architectes des nouvelles églises et même des bâtiments industriels : une tour massive et des ouvertures en plein cintre s'inspirent visiblement de l'art roman. Sabarré ou plutôt Sart Baré : un terrain essarté est un terrain en friche mis en culture….il appartenait il y a très longtemps au sieur Baré. retour L'EGLISE SAINT-LAMBERT DE LIXHE
L'église Saint-Lambert de Lixhe subit le même sort que la collégiale de Visé et ce le même jour le lundi 10 août 1914 et fut incendié de fond en comble. Lixhe compta 6 tués civils et 10 maisons (sur 275) incendiées. Fiers de se retrouver à côté de ce symbole, les soldats teutons fixent leur déshonneur sur la pellicule. Emile Deshayes de Liège et Francis Wilkin de Haccourt reconstruiront le sanctuaire de 1924 à 1926, sous le pastorat du curé Floribert Dubois. Mgr Rutten consacrera l'église le 14 juillet 1926. retour L'EGLISE SAINT-MARTIN DE VISE
Sur ce "Mons" fut établi dans le courant du haut moyen âge le premier sanctuaire chrétien. La petite histoire veut qu'une des filles de Charlemagne, Berthe lui aurait apporté des donations importantes. Sur cette photo prise de la rive gauche, on distingue la tour occidentale massive de style roman (12e s.). Son sommet est percé de 4 baies. La nef et le transept ont été "rhabillés" en briques en 1719, avec la construction d'un portail au Nord. Le chœur gothique date de 1524 et a subi plusieurs rénovations : en 1843, en 1895 (avec la pose de vitraux) et plus récemment depuis juillet 1993. Cette église paroissiale devint une collégiale en 1338, à la suite de l'arrivée d'un chapitre de chanoines, amenant avec eux les reliques du fondateur de leur communauté, saint Hadelin, natif d'Aquitaine (617-690). Le panneau de signalisation indique e.a. Aix-la-Chapelle. C'est de là qu'arrivèrent les troupes allemandes le mardi 4 août 1914. Le lundi 10 août, sous prétexte que la tour de l'église servait de point de repère aux canons du fort de Pontisse, qui harcelaient les troupes allemandes, les pionniers (troupes de génie) firent éclater des bombes qui mirent le feu à tout l'édifice. Ainsi disparurent un buffet d'orgues, des statues, peintures et tombeaux allant du 16e au 18e s., une superbe chaire de vérité en bois et une grande partie du mobilier liturgique. On protégea par des planches les vitraux du chœur (avec St Georges, St Martin et St Hadelin). Les offices eurent lieu jusqu'à la reconstruction de l'église, au "patronage", au sud du chœur. Ouverte à tous les vents, l'église Saint-Martin attendit jusqu'en 1925 sa reconstruction. Pendant ces 10 longues années, les lambeaux du patrimoine sacré furent rendus en quelque sorte à la nature.On voit la nef Nord où le monument funéraire de René-François de Sluse (avec une statue de saint Martin évêque) se trouvait et une niche qui conservait une magnifique statue de la Vierge (détruite) Dans l'ancienne collégiale de Visé, l'autel latéral Nord présentait une superbe statue de vierge du 17e s. : cette vierge Marie, la nouvelle Eve, pose ses pieds sur le croissant lunaire : par la naissance de son fils, elle rachète la faute du péché originel. Voir Collégiale, Saint-Hadelin retour L'EGLISE SAINT-REMY DE LANAYE
Nous entrons, avec cette photo, dans l'ancien village de Lanaye (Ternaieen), qui fit partie du Limbourg belge jusqu'en 1964. La nouvelle église de Lanaye, dédiée à St Remy fut reconstruite, après les dégâts dus aux 2e conflit mondial, par l'architecte Hacken. Elle fut consacrée le jeudi 20 septembre 1953 (?) par le vicaire général et le doyen de Visé, M.Peeters. Cette église a eu une histoire mouvementée due tant aux aléas de la nature qu'à ceux des hommes. Après une chapelle mérovingienne, le village fut doté d'une église en 1276 (localisée près du cimetière actuel), balayée par les flots en janvier 1709. Le nouveau sanctuaire fut reconstruit sur la place actuelle en 1712. Tombant en ruines, il fut démoli en 1902. La nouvelle église reconstruite en 1903 fut abîmée par la 2e guerre et reconstruite à côté de la maison et de l'école communale et de l'école libre Saint-Joseph. (Jusqu'en 2006) retour LE FOLKLORE DE CHERATTE
Comme dernière photo, la fin de la fête à Cheratte-Hauteurs - Sabaré, avec la coutume d'enterrer l'os de jambon de la fête (Mathy l'Ohey). Derrière le cercueil où repose ce dernier "os", suit une assemblée vêtue de noir, dans un cortège où alterne un peu de tristesse mais surtout beaucoup d'éclats…de rire. Point d'encens mais bien du peket, pour garder la forme jusqu'à …l'an prochain. retour LE FOLKLORE DE DEVANT-LE-PONT
Du samedi au mercredi suivant, la fête bat son plein : tous les âges étaient concernés : lundi, après le corso fleuri des enfants, c'est la farandole ou cramignon, longue chaîne de danseurs qui va serpenter dans les rues (ici l'allée Verte). Dans les villages de la région, non-mariés ou mariés (selon le jour), après une promenade en couples, entonneront les airs de cramignon de leur société. Attention à la rencontre des sociétés adverses. Mais ce dynamique quartier continue encore la tradition de jeux populaires avec la traversée de la Meuse…en vélo ! La Jeunesse de Devant-le-Pont fêta en 1963 son centième anniversaire, en présence du bourgmestre de Visé d'alors, René Dessard. La photo-souvenir fut réalisée devant la Maison Purnal, ancien couvent des Carmes Déchaussés, devenu école au 19e s. puis vendu à des privés. Depuis 1874, la société d'agrément "Les Enfants du Rivage réunis" anime la fête du 3e dimanche de juillet. Concerts, bals, foire aux chevaux, repas, corso fleuri étaient les attractions offertes aux devant-le-pontois et à leurs invités. Une autre coutume était de décapiter une oie. Madame a les yeux bandés et a reçu dans les mains un sabre prêt à couper la tête du volatile hissé par une corde. La foule dirige la "coupeuse" vers la cible. Cette scène a été prise au quai du Halage dans les années 50. retour LE FOLKLORE DE RICHELLE Avant, dans le village il y avait les anciens et les jeunes. Après il y eut deux salles voisines et adverses : la Salle Notre Club et de la Nouvelle Jeunesse. Maintenant font la fête depuis 1978, les Camas et les Socialistes. Au lundi de la fête, les femmes sont invitées à couper la tête au coq du village. La veille c'était une jeune oie qui était sacrifiée pour revivifier le village. On permet à ces dames de faire cela avec une cisaille et les yeux non bandés. retour LE FOLKLORE VISETOIS Ah, les cavalcades du temps jadis. Entre 1878 et 1913 et entre 1923 et 1937 les groupements s'attachèrent à un réaliser un groupe ou un char pour la cavalcade annuelle. On récoltait aussi de l'argent pour une oeuvre locale, l'hospice, en l'occurrence. Le 27 mai 1923, on vit ce groupe d'enfants évoluer dans la cavalcade : les Pierrots Visétois. On se changeait ainsi les idées dans une ville en chantier et on passait du bon temps, en oubliant ses petits "Mehins". Moncrabeau, commune du Lot-et-Garonne organise un concours de celui qui est le plus menteur. A Visé, le croiriez-vous exista en 1894 puis en 1927 une confrérie des Moncrabeaux Sur un char en pyramides, les membres distingués officient à chaque arrêt. Qui racontera l'histoire la plus abracadabrande. retour LA RUE DE LA FONTAINE A VISE Destin tragique que cette famille Brouha qui tenait un commerce de transports dans la rue de la Fontaine. Aux premières heures de l'invasion, des barricades faites d'arbres abattus, de charrettes réquisitionnées retardèrent quelque peu l'avancée de l'infanterie et de l'artillerie allemande. Les soldats arrivant devant la maison à l'enseigne bien visible, tuèrent le père et le fils (Jacques et Julien). Le restant de la famille s'est retrouvée après la guerre pour aller fleurir les tombes des deux martyrs. retour LES FRANCS-ARQUEBUSIERS DE VISE En 1909, une scission se fit jour chez les Arquebusiers d'un côté les anciens arquebusiers et de l'autre les francs rouges. Officialisée en 1910, la nouvelle compagnie se réunira désormais dans le café de l'Alliance. On voit 4 porte-drapeaux et le sergent major dans les années de la reconstruction. Comme les autres gildes, deux fêtes ponctuent l'année : la fête patronale, le dimanche avant la Saint- Martin, le 11 novembre et la fête d'été le premier dimanche de juillet. retour LA GARE D'ARGENTEAU Sur la route entre Liège et Visé, dans la vallée et au pied de la côte vers Richelle, il y avait un arrêt du train, un passage à niveau et l'accès au pont sur la Meuse, entre Argenteau et Hermalle-sous-Argenteau. Attelages, montures ou piétons devaient monter la rampe pour arriver à ce pont métallique, qui connut comme le pont de Visé les mêmes démolitions et reconstructions dues aux deux conflits mondiaux. retour LA GARE DE CHERATTE La famille Mariette est en déplacement avec ce phaeton à cheval et s'apprête à quitter la gare de Cheratte. Deux arrêts du train Maastricht- Liège étaient prévus à Cheratte : à la gare et au château. Comme pour les maisons de pontonniers, on retrouve des toits à festons sur les gares. Cette ligne fut nationalisée en 1899 et les 2 arrêts cherattois supprimés en 1956, lors du développement des lignes de bus. La gare fut rasée en décembre 1980. Aspect pratique, voici la gare côté quai. Les voyageurs attendent sur le quai N° 1 que la locomotive à vapeur de Visé s'arrête. La conduite à gauche est de rigueur puisque c'est à l'Angleterre que l'on doit les premières voies ferrées. Il fallait une bonne demi-heure pour aller de Visé à Liège en ce temps- là (au début 20e du siècle). Les réverbères, le chef de gare et la sortie extérieure des voyageurs complètent le tableau. retour LA GARE DE VISE La première ligne ferrée entre Maastricht et Liège fut privée du 24/11/1861 au 31/12/1898. De petites entreprises de transports, des minoteries, une usine de sulfate (avec la haute cheminée) et même une quarantaine pour animaux venant de Hollande voisinaient la gare. On réalisait déjà de l'intermodal (association de la voie ferrée, routière et fluviale). Une animation importante régnait près des entrepôts de cette gare qui s'avéra vite rentable pour le trafic, le tourisme et les "actionnaires" de cette ligne privée (dont le baron Rotschild). Quel trafic devant la gare en cet automne 1906 : inaugurée le dimanche 10 novembre 1861 et mise en exploitation le 24 novembre, la gare fut rénovée en 1880 en un bâtiment spacieux. Depuis 1898, c'était une fontaine qui agrémentait la place de la Gare. Depuis 1902, c'était un réseau de lampes au gaz qui fournissait l'éclairage et depuis 1904, il y avait trois salles d'attente selon la classe de voyageurs. Cette gare allait être mise à sac par l'envahisseur allemand dès le premier jour : les troupes et les civils de la frontière allemande qui les accompagnaient se livrèrent à un pillage éhonté, surtout après l'incendie de la ville : le coffre de la gare a été enlevé et laissé pour "compte" si l'on peut dire, sur la place de la Gare. Les photographes hollandais (ce pays étant resté neutre à la première guerre) n'avaient pas beaucoup de problèmes pour prendre de tels clichés : toute la troupe, les cyclistes et les officiers bavarois en poste pendant ces années d'occupation ne se firent pas prier pour poser sur la place de la Gare: le Grand Hôtel à gauche, et l'Hôtel Michaux à droite étaient de magnifiques décors pour une armée conquérante et pour leur propagande. Les Allemands, aidés de prisonniers russes et de civils belges firent passer au Nord, vers Navagne la nouvelle ligne ferrée Aix- Anvers mise en fonction le dimanche 18 février 1917. Une gare fut établie au pied du remblai Elle devait être provisoire, elle le resta jusqu'en 1956 avec la construction de ce bâtiment. Puis il y eut la nouvelle station Voyageurs du pont inaugurée en 1980 et qui accueillit les train intercity Maastricht-Knokke jusqu'au 23 mai 1998. Jusqu'au 29 septembre 1985, ce fut une micheline hollandaise qui allait jusqu'à Liège La ligne ferroviaire Maastricht-Visé-Liège était dotée de plus de 20 arrêts comme Souvré. Une garde barrière y assurait un service d'ordre. La dernière fut Victorine Thonon. retour LA GENDARMERIE DE VISE La gendarmerie, auparavant maréchaussée occupa quelques bâtiments dans le centre ville avant de déménager sur la route de Berneau en 1907. Elle fut évidemment incendiée par les troupes allemandes qui amènagèrent une partie des locaux en 1916 pour y héberger des prisonniers russes affectés au travail de la nouvelle voie ferrée Aix-la-Chapelle - Anvers. Quel calme, pouvoir s'asseoir en famille au milieu de la chaussée. Ce qui était possible avant 1914 à cet endroit deviendrait chose insensée maintenant. Le long mur de la gendarmerie s'arrête à l'entrée des prairies de la Wade, quartier aménagé dans les années 60 et dont le symbole est une tour de garde, rappelant qu'avant les remparts (début 14e s.), la ville était défendue par des tours de guets en bois disséminées aux endroits stratégiques. retour LES GILDES VISETOISES Particularité des traditions visétoises, le rappel du rôle joué par les compagnies armées, constituées de bourgeois qui défendaient l'ordre public de la bonne ville. La plus ancienne, mise sous la protection de St Georges est celle des Arbalétriers, déjà constituée au 12e s. mais reconnue en 1310. Le porte cornette précède l'état-major et le porteur du collier ancestral, le roy de la Gilde, M.Perot. La messe d'offrande a eu lieu et le cortège de près de 200 "pantalons" rentre dans la rue du Collège pour rejoindre le local. Voir Arbalétriers, Arquebusiers, Francs Arquebusiers retour LA GRAND PLACE REINE ASTRID La grand Place de Visé n'existait pas avant la 1ere guerre : cette maison de plan triangulaire se trouvait au débouché des boulevards et de l'avenue du Pont avec le pont en arrière- plan. retour LA GUERRE 14-18 Puis en août 1914, une quinzaine de jours tragiques voit triompher une ignoble barbarie. En témoignent les ruines de son Hôtel de Ville, incendié la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 1914. La ville mosane fut attaquée dès le premier jour de la Guerre, le mardi 4 août. Peu après midi, les troupes allemandes atteignaient le fleuve "C'est ici que nous avons entendu siffler les premiers engins de guerre" mentionne l'expéditeur. Cette carte faisait partie d'un carnet de cartes intitulé "VISE, VILLE MARTYRE". Quel accueil pour celui qui arrivait à Devant-le-Pont : une terrasse spacieuse, une belle-vue (à voir et à boire). D'autant que passaient par là les nombreux touristes qui descendaient des bateaux hirondelles. On rangeait sa voiture avant la traversée du pont et la piqure (le péage d'une "cense et demeye" pour un piéton) qu'on recevait en arrivant au café d'en face. Sur cette terrasse furent tués le mardi 4 août 1914 vers 13 h. deux jeunes anversois Maulus et Van Gastell, soldats du 12e de ligne qui devenaient les premiers fantassins belges tués en 1914. Le mercredi 5 août 1914, deuxième jour de la guerre, la 34e brigade allemande force le passage de la Meuse, à la 4e tentative de franchissement du fleuve, car les 3 ponts précédents avaient été détruits par les tirs précis du fort de Pontisse. La brigade allemande reviendra le lendemain bredouille de sa tentative de s'emparer des intervalles entre la Meuse, le fort de Pontisse et le fort de Liers, face au 12e régiment de Ligne belge et rebivouaquera le 6 août à Mouland. Ce pont de bateaux sera la principale voie de pénétration des troupes allemandes vers Tongres et Anvers.Le manque d'argent avait fait supprimer la construction d'un fort à Lixhe, vers 1900 ! Le Fort d'Eben-Emael aurait dû retenir la leçon. Le cliché est cependant tragique : c'est sur cette place que la population fut rassemblée pendant la nuit de l'incendie le 15 août 1914. Le matin, les Allemands se livrèrent à un acte des plus barbares : ils fusillèrent un vieillard impotent, M.Duchêne accusé d'être un franc-tireur (civil qui tire sur 1 soldat). 600 visétois partirent, en deux convois, en déportation pour l'Allemagne. La place des Déportés allait remplacer la place de la Gare. Vers 1920, un cortège solennel ramena les dépouilles de soldats et des prisonniers visétois .De l'ancienne gare, le cortège passa dans la rue du Collège avant de se rendre au cimetière de Lorette. Les gildes, les autorités, et tous les groupements avaient tenu à s'associer à cette émouvante cérémonie. A cette époque, les premières maisons sortent de terre. L'école moyenne pour garçons ne sera réouverte à l'enseignement qu'en 1925. En attendant, les élèves auront école dans le bas de la rue Basse (Maison Bruyère). Voir rue Basse retour LA GUERRE 40-45 Argenteau fut libéré le 11 septembre 1944 et jusqu'en 1945 et notamment à la contre offensive Von Rundstedt en Ardennes, de nombreux bâtiments furent réquisitionnés pour abriter tantôt des renforts américains qui passaient ou des unités de logistique. Le deuxième des 3 manoirs de Sarolay (du sud au nord : Montglyon, Château Joassart et Château Lovens) abrita un hôpital de campagne américain à la fin de 1944. Une ambulance Dodge est prête à intervenir. Un magnifique manoir du 19e s., entouré de hautes grilles se remarque sur la route entre Visé et le Tourne-Bride. Le toit "coupé" est caractéristique de l'époque. C'est pourtant le lundi 11 septembre 1944, que cet endroit entra dans l'histoire car une embuscade allemande tua à cet endroit M.Debefve et des GI's. américains de la 30e Division d' Infanterie du général-major Hobbs. La troupe se dirigeait vers Visé, qui fut libéré totalement du joug allemand le lendemain 12 septembre. A part quelques maisons endommagées aux premiers jours de la 2e guerre, le pire était à venir pour les visétois totalement libérés du joug allemand le mardi 12 septembre 1944. Le samedi 16 décembre 1944, vers 11 h.30, un V1 tomba sur la rue des Récollets, détruisant 10 maisons et tuant 3 civils belges et 3 soldats américains. Ce fut surtout Liège et son agglomération qui souffrirent horriblement de ces chutes d'engins volants (V1 et V2) entre septembre 1944 et février 1945. Une anecdote plus personnelle : mes parents Albert Lensen et Juliette Dossin s'épousèrent le 12 février 1945, après le passage de la dernière bombe allant vers Anvers. retour LE QUAI DU HALAGE A VISE Autre partie du rivage devant-le-pontois, le Quai du Halage avec sa passe navigable permettait surtout la remontée : les bateaux "à voile" étaient halés par des chevaux ou par des humains. Dès le 15e s., les pontonniers y fabriquaient tant des pontons que des barques …le métier périclita avec la construction du canal Liège-Maastricht et avec la Grande Guerre. Ce quartier n'eut guère à souffrir du vandalisme "teuton". A gauche avec sa véranda, la Maison Fossoul ou Metten date de la fin du 17e s. mais fut modifiée sensiblement au 18e s. retour LA RUE HAUTE A VISE La guerre vient de se terminer : on ne voit plus le champ de ruines mais bien les effets de la débrouillardise : les ateliers et annexes des maisons sont utilisés comme logement, les premiers baraquements voient le jour. Un jeune garçon se promène avec son chien qui pousse une carriole. Visé commence à revivre. Voir Anciens Arquebusiers, Arbalétriers retour LA RUE DES HAUTEURS A RICHELLE A la limite d'Argenteau et de Richelle, dans la rue des Hauteurs, cette vieille maison 17e est une des plus anciennes du village. Un christ en croix était accroché sur le côté richellois. On y tenait cependant un café en tout bien tout honneur. Les soubassements de ces maisons étaient en grès houiller et sur la partie plus haute du mur, la brique locale régnait en maître. retour HOIGNEE A CHERATTE Les maisons sur la route en pente marque le sommet de la Vieille Voie qui sépare Cheratte-Bas de Cheratte-Hauteurs. Vers la prise de la photo, rue aux Communes, on n'est pas loin du hameau de Sabaré et plus haut, on entre dans le quartier de Hoignée qui est un quartier d'armuriers à domicile. On aime, comme à Sabaré, y faire la fête après le 15 août et la salle Thys était l'endroit rêvé pour ce faire. Des vergers et des prairies rendaient le cadre, à l'époque, assez rustique, qui fut propice à l'éclosion d'une "école" de maîtres es B.D ! retour L'HOTEL DE VILLE DE VISE La construction de l'hôtel de Ville fut autorisée par le prince- évêque de Liège Gérard de Groesbeeck en 1574. La communauté locale épargna pour acheter le terrain et construire ce bâtiment dans ce style qui connaissait un grand succès : la Renaissance mosane. Entre 1611 et 1613, sous la férule des deux bourgmestres, Frambach de la Haye et Denis de Maretz, l'édifice fut terminé. L'architecte liégeois Paul Jaspar étudia en 1904 sa restauration "urgente" mais l'incendie du samedi 15 août 1914 laissa une ruine bien esseulée. Les ruines ont été nettoyées et quelques arrières-boutiques n'ont pas trop souffert, dont le café colombophile de Pierre Lensen. Mais les quatre murs allaient s'effondrer en 1922. La première pierre du nouvel hôtel de ville sera posée le jeudi 25 octobre 1923. Voir Perron, Récollets. retour LES HOTELS DE VISE Sur un dessin naïf de 1896, on voit la même perspective de la rue des Récollets. Une nasse à saumons, une épuisette et un gardien d'oies invitent à se délecter des spécialités de l'Hôtel de l'Europe. M.Quaden - Portelange ouvrit vers 1880, sur la place de la Gare, l' Hôtel de la Station, le baptisa en 1896 Hôtel de l'Europe et en 1903 le vendit à M. Michaux- Dubois. L'Hôtel de l'Europe vendue à M.Michaux en 1903 se targuait d'avoir une magnifique salle à manger flanquée de hautes verrières : on pouvait y déguster 2 spécialités : la friture d'oie à la visétoise et la bombe au moka. Assurément, le secteur hôtelier visétois connut deux grandes périodes de prospérité : de 1880 à 1914 et de 1925 à 1939. Vers 1900, au carrefour de la rue de la Station et de l'avenue du Pont, se font face l'Hôtel du progrès, tenu par M.Portelange-Teheux et l'Hôtel du Pont, fondé en 1869 par M.Pierre Galère-Lambert, qui affichait sa spécialité : FRITURES D'OIES. On pouvait aussi y louer des voitures (à cheval….) pour effectuer des randonnées dans la région. Autre hôtel , l'hôtel du Pont. Pierre Galère-Delbouille avait succédé à son père en 1903. La reprise se fit lentement : on vendait alors du café, du lait et des tartes, en attendant des jours meilleurs. En raison du déplacement du pont et de l'avenue y conduisant, l'hôtel du pont fut établi 10 m. plus au sud. Le liégeois Emile Deshayes construisit en 1924 le nouvel hôtel en style renaissance mosane. Dès 1928, Pierre Galère-Saroléa tint avec dynamisme cet établissement dont les spécialités étaient : l'oie, l'anguille et la truite. 20 chambres accueillirent le touriste jusqu' en 1985. De grosses berlines stationnaient alors avenue du Pont (vers 1955). Un des plus somptueux hôtels du début du siècle était cet Hôtel du Brabant, place de l'église tenu successivement par H.Milis, M.Remy-Cibille puis J.Evrard-Collignon . La spécialité, en douteriez-vous, était la friture d'oies. Ces braves palmipèdes allaient paître à Lorette. L'automobile n'avait pas encore envahi la place de l'église et la vie se déroulait lentement. L'Hôtel Quaden fut un des premiers à s'ouvrir face à la gare. En 1888, le succès aidant, l'hôtel devient le Grand Hôtel : il y avait même dans son enceinte une île pour les pêcheurs ! On pouvait y trouver une trentaine de voitures de louage. Et 4/5 des oies consommées à Visé chaque année avant 1914 (2.000 par an !) l'étaient ici. Le célèbre hôtel du Tourne-Bride, relais de diligences des Mercy-Argenteau. Cette famille fut, au début du 19e s., la 2e famille plus riche des Pays-Bas, après les d'Arenberg. Au 20e s., l' hôtel fut réputé pour ses fritures d'oies. Voir Avenue du Pont retour L'ILE DE FRANCHE-GARENNE A ARGENTEAU L'île de Franche-Garenne était à la fois un refuge pour les lapins mais aussi un endroit que les "manants" purent utiliser "franchement" sans contraintes exorbitantes. Il était planté de hauts arbres. Il fut démantelé quasi entièrement à la construction de l'autoroute vers 1970. La vue prise du rocher d'Argenteau présente aussi, un peu dans le brouillard, le portique du moulin qui passait au dessus du chemin de fer pour atteindre les péniches qui amenaient les grains. Ce grain était ensuite "aspiré" vers les installations . retour L'ILE ROBINSON A VISE "Si on allait à Robinson", cette phrase fut souvent répétée pendant près d'un siècle par les habitants de notre région. Ce nom fut donné par Paul-Benoît Lafleur à l'île Saulcy, lorsqu'il l'acheta à l'état belge en 1875 et qu'il y construisit sa demeure (détruite en 1981). Cette île se développa au début du siècle avec un restaurant, un kiosque et des jeux. Madame avec son ombrelle se laisse transporter, comme Médor, par son mari, amateur d'aviron. Les tours de l' Hôtel de Ville et de l'église de Visé délimitent le cliché. . A la fin des années 20, Ernest Hofmans dote l'île de deux bassins de natation, de cabines, de bain, d'un chalet, d' un restaurant ressemblant à un champignon. On y vient de plus en plus loin. On voit à l'arrière-plan l'hôtel de ville et l'église enfin reconstruits. L'exposition de Liège de 1930 fit la fortune des bateaux-mouches et de l'île Robinson car le Palais du Verre et de la Céramique fut réimplanté par après sur l'île et servit de salle d'attraction et de dancing. Le beau-fils de M.Hofmans, Sylvain Deville reprit le flambeau en 1947 et tint le gouvernail tant de l'île que de l'exploitation des bateaux -mouches jusqu'en 1959. En 1961, la Ville de Visé reprendra l'exploitation de l'île "Robinson-Plage". Les temps avaient cependant bien changé….et de plus, dans les années 80, on dut rehausser l'île et l'entourer d'une "gangue de beton. Que cette vue des bassins en Meuse doit rappeller de souvenirs aux lecteurs passés au moins une fois à Robinson- Plage : les cabines, la plage de sable fin, l'immense dancing avec ses célèbres thés dansants. Les bateaux-mouches amenaient des centaines de personnes, dès que le soleil dardait le fleuve de ses rayons. Voir bateaux-Mouches retour LANAYE Ce village connut son apogée démographique dans les années 1950 avec près de 1100 habitants. Dans la rue principale arborée des deux côtés de la chaussée, toujours pavée à ce jour, une berline cahotte vers Lixhe. Lanaye est typique avec une artère principale épaulée de différentes rues conduisant au fleuve. La maison et l'école communale n'étaient pas loin, à côté de l'église. Depuis 1983, un musée consacré à la Montagne St Pierre est établi dans l'ancienne école communale du village. Le rivage de Meuse a beaucoup varié et des îlots séparaient Lanaye de sa voisine Eijsden. Un îlot était relié à la rive gauche par un pont, qui franchissait ce qu'on appellait la Vieille Meuse . Ces îlots avaient nom en 1824 de Salsis, Devant Lanaye, Chauville ou encore des Chasches….La limite-frontière avec la Hollande n'était pas toujours facile à vérifier. A gauche, on distingue l'église catholique d'Eijsden. retour LIXHE "Ah qu'on est heureux de vivre : on est sorti de sa classe avec le maître, on a mis ses beaux habits car un monsieur de la ville est venu prendre notre école en photo. Mais on est un peu turbulent au milieu, nous sermonne le Monsieur avec son drôle d'appareil. Et même que la Madame du magasin en face "A la Compagnie" est aussi sortie sur le pas de sa porte. " Le cliché fut pris au début du siècle, sur la route de Lixhe-Lanaye. La pointe du clocher de l'église se voit à l'extrême gauche. Les superettes d'antan portaient comme nom Delhaize Frères et l'enseigne de ces commerçants bruxellois, au départ torréfacteurs était le Lion belge. La place du Calvaire est au carrefour des rues Paradis (le paradis des chevaux s'entend ) et de la rue de Lixhe et vers 1900, la route est encore sommaire mais à part les charrettes et les vélos. Canotiers, casquettes , bérets ou tête nue montrent la variété des couvre-chefs. retour LORETTE A VISE Pour relier la ville au nouveau cimetière en projet, on établit en 1877 194 escaliers pour la somme de 6.000 francs. Le plateau de Lorette allait peu à peu perdre son isolement……Un calvaire avec un Christ du 16e s. fut établi au milieu de cette ascension, pour susciter le recueillement. Le Thier saint- Martin était le nom donné à la montée de Lorette, seul accès vers Dalhem auparavant. Au début du siècle, un petit manoir fut dressé sur ce promontoire. Une salle de banquet occupait une partie de cette bâtisse. C'est la salle des "Templiers". Après cette montée, on voyait ces deux bâtiments : l'ermitage à gauche et la chapelle érigée en 1684 à l'instigation du chanoine visétois, Philippe del Brouck : elle serait construite à l'imitation de la Sancta Casa de Lorette en Italie. On y viendrait pour le pèlerinage de l'Assomption ou pour obtenir une "grâce". Le dernier ermite Jean-Michel Hadelin Leroy fut tué à coup de crosse par les soldats allemands le 4 août 1914. Ceux qui pénètrent actuellement dans cette chapelle trouvent un endroit sobre avec un autel, 3 statues et des cierges. Au début du siècle, la foi s'exprimait avec ostentation : représentations saint-sulpiciennes, statuettes, fleurs, anges, vases cultuels autour de cette vierge à "l'Espagnole", tronc d'arbre sculpté à sa partie supérieure et revêtu de magnifiques robes. Remarquer les deux statues de St Antoine et St François d'Assise, provenant de l'ancien couvent des Récollets. Voir Eglise St Martin, Récollets retour LA MAISON COMMUNALE DE CHERATTE La maison communale en 1913 était sur la place du village, dénommée Place Jean Donnay en 1997 pour les 100 ans de cet artiste local (1897-1992), aquafortiste renommé. Etablie d'abord à côté de l'église Notre-Dame, elle fut transférée en 1935 dans la maison achetée au directeur du chantier naval (le Lloyds Mosan) , M. Buschgens -Noblesse et construite en 1920. Cheratte compta 2788 habitants en 1910, 5078 en 1968 et à la fusion en 1977, à quelques mois de la fermeture du Charbonnage, 4479 habitants dont plus de 30% d'étrangers. Depuis 1991, c'est la Justice de Paix du Canton de Visé-Bassenge qui y est établie. Voir Cheratte et rue de Visé retour LA MAISON COMMUNALE DE LIXHE Le roi Albert 1er, avant de visiter les travaux du canal qui allait porter son nom s'arrêtera à Lixhe pour inaugurer le monument aux morts de la localité, situé rue aux Chevaux, à proximité immédiate de la maison et de l'école communale. Le roi salue ici les autorités communales dont le bourgmestre Alphonse Juprelle. retour LA MAISON DU PEUPLE A VISE Le parti ouvrier belge fut fondé à Visé peu avant la fin du 19e siècle. Dans les années 30, son local était situé rue Porte de Souvré (Vieux Visé). Dans les années 50, ce fut au coin de la rue des Remparts et de la rue du Collège que la parti à la bannière rouge tenait meeting et réunions. Vers 1910, c'était la quincaillerie Claessens qui étalait ses marchandises à cet endroit. Et actuellement vous pourrez y voir une librairie réputée. retour LE MANOIR DE LA TOUR A LIXHE L'architecture néo-classique peut charmer par son sens des proportions et de la symétrie : c'est le cas ici sur la façade arrière du manoir de Gabrielle de Coune, ancienne maison de la Tour, du nom d'un bourgmestre de Liège, qui édifia le long de la Meuse sa seconde résidence entre 1731 et 1734. L'édifice passa aux de Clercx de Waroux puis en 1874 à Edouard Paulmier. Le bâtiment fut légué par Melle de Coune à la Fondation Roi Baudouin, pour lui donner une affectation sociale.Actuellement une résidence ABBEYFIELD héberge une dizaine de résidents retour LA RUE MARCHAND A BASSE-HERMALLE Cette rue Marchand qui doit son nom à un habitant de l'endroit, mène au fleuve, juste dans l'axe de l'église de Visé. Des travaux fin des années 60, dans la Meuse ont permis d'y découvrir des éléments de pont datant du 5e et du 8e siècle. Une célèbre bataille y eut lieu en 1106. Les habitants endimanchés, hommes en canotier, femmes en robes grises se tiennent devant leur maison 18e s. avec perron d'entrée et soubassement protégé par du goudron. Les volets étaient encore à la mode sur les façades, en ce début de siècle. retour LA MEUSE En 1891, un cercle nautique fut fondé à Visé. Il disposait d'un vaste plan d'eau (2800 m. entre les ponts d'Argenteau et de Visé) et les amateurs de régates et de voile y trouvaient tout leur plaisir. Le Centre nautique visétois a maintenant pignon sur rue ou plutôt amont sur île Un vaste remblai a réduit sensiblement la largeur de la Meuse : un port de déchargement de matériaux de construction et de grains a été aménagé. On parle aussi de faire passer à cet endroit dans les prochaines années une autoroute. Elle sera inaugurée en novembre 1974, par le ministre des travaux publics d'alors Jean Defraigne. Se trouver le long de la Meuse n'était pas sans risque surtout quand la nature était déchaînée : en janvier 1926, pour sortir de la gare, valait mieux emprunter une barque et le signaleur avait bien eu raison de quitter son poste dans la cabine au centre de l'image. Avec 2950 m3 à la seconde au plus fort de l'inondation, il n'aurait pu être rattrapé. Les habitants de la ferme de Navagne faillirent être sinistrés. Ils furent sauvés par un remorqueur. Des Souvrétois se déplacent en barque rue de Jupille : les inondations du siècle qui firent sortir la Meuse de son lit le vendredi 1er janvier 1926 (2950 m3) et les jours suivants eurent des conséquences dramatiques (l'eau atteignit à certains endroits les fenêtres du premier étage) mais aussi salutaires car on se décida enfin à entreprendre de grands travaux d'aménagement du fleuve. Lorsque le fleuve récidiva en pire le 22 décembre 1993 (3200 m3) et le 31 janvier 1995 (3.060 m3 à la seconde), le quartier resta au sec. La furie des hommes est une chose mais pire est la furie de la nature : le vendredi 1er janvier 1926, la Meuse sort de son lit et envahit tout le carrefour. Le photographe avait sûrement des bottes pour prendre ce cliché sur le pont, Catastrophe…..quel réveillon, les pluies ont grossi le fleuve et le courant atteint une vitesse de près de 3.000 m.3 à la seconde. En ce mois de janvier 1926, Souvré et Devant-le-Pont furent endommagés sérieusement -256 maisons inondées au total - et il fallut plusieurs semaines pour panser les plaies. Oui, tout le monde aspirait à ce qu'on prenne des mesures efficaces surtout à Basse-Hermalle, en amont du pont de Visé. Il faudra attendre près de 70 ans, car le fleuve fera encore des siennes le 21 juillet 1980, abîmant le barrage de Visé. La Meuse n'était pas seulement un axe économique mais surtout un fleuve poissonneux : on y pêchait l'anguille et surtout le saumon avec ces bateaux (dont certains hollandais) à voile. Il n'était pas rare de pêcher au printemps, à la remontée des saumons, des spécimens frôlant les 10 kgs. La construction du barrage de Maastricht, dans les années 20 interrompit cette fructueuse pêche. Voir Barrage, Canal, Quai du Halage, Pont retour LE MOULIN D'ARGENTEAU La foire aux grains d'Argenteau était réputée dans toute la région. Jean-Michel Bastin décida en 1882 d'implanter une minoterie industrielle à un endroit de choix : près de la Meuse (un port fut aménagé par la commune), le long de la voie ferrée et de la route nationale. Une modernisation s'opère en 1905 : le Moulin Bastin s'appelle Moulin Moureau en 1919 et s'équipe à l'électricité. Son heure de gloire arrive dans les années 60 avec 1775 sacs de 100 kilos de grains moulus par jour. Après sa fermeture en 1978, le bâtiment fut repris par la S.C.A.R. en 1980, qui en fit un moulin industriel avec lavage et stockage des grains. Qualité-Village Wallonie y a établi ses bureaux. retour NAVAGNE A VISE Sur le promontoire de Navagne (Elven en flamand), Balthazar d'Elven construisit au 17e s. un château. Fortifié par les Espagnols, repris plusieurs fois par les Hollandais et les Français, ce site devint, après la Paix d'Utrecht de 1714, une douane autrichienne, qui appauvrit le commerce visétois. En 1874, l'imprimeur Henri-Charles Dessain transforma le site en cette maison de campagne, que la photo du début du siècle nous restitue. Le deuxième jour de la Guerre 14-18, les Allemands le détruisirent pour récupérer ses matériaux. retour NIVELLE A LIXHE Par le chemin de Liège, on aboutissait à Nivelle, hameau de Lixhe. L'urbanisme n'est sûrement pas étouffant : les alignements sont à géométrie variable. La route s'élargit à gauche avec l'entrée de la Place du Tige. Derrière le groupe d'enfants, la chapelle de la Vierge de la Visitation , érigée en 1832, quelques mois après notre prise d'indépendance. Voir Vouerie de Nivelle retour LE PERRON VISETOIS La rue du Perron doit son nom à l'installation de ce symbole principautaire (une colonne posée sur 3 degrés et surmontée d'une pomme de pin munie d'une croix) vers 1340. Cette rue étroite orientée Est- Ouest est à mi-chemin des remparts nord et sud. Voir hôtel de ville retour RUE PETITE ROUTE A CHERATTE Toussaint Josse a refait les gestes de sa jeunesse et ceux que son père N°l, le dernier tailleur de limes à la main, fit jusqu'à son dernier souffle. Sur l'enclume, il a posé la forme, a mis une barre dedans et en martelant de petits burins, va en faire une lîme. L'atelier de la rue Petite Route à Cheratte a été démantelé. Cheratte vécut du travail de ses artisans armuriers et mécaniciens et de l'extraction de la houille . retour PETIT-LANAYE Retrouvons-nous vers 1900, plus au Nord, à Petit-Lanaye, où l'écluse n°4 (1,85 m. de chute) avec son pont levis est levé, en aval de l'écluse. La colline de Caster est à l'arrière-plan et le bateau Julie avec son lot de marchandises et de passagers entre dans l'écluse. Ce bateau de la compagnie maestrichtoise de navigation à vapeur (fondée vers 1880 par Arnold Bonhomme) était appellé "Pointu" avec ses 4 compagnes " La Marie, La Ville de Liège, Stella et Koningin Wilhlemina" qui durent interrompre leur service régulier le mercredi 17 septembre 1914. C'est toujours près des ponts et des écluses que la plus grande animation régnait. De plus, la maison de l'éclusier avec sa corniche typique en festons abritait le télégraphe. L'auberge voisine accueillait les nombreux voyageurs et le quartier était florissant. Les deux cyclistes à l'avant-plan sont des plus curieux : l'un tiendrait un trombone à coulisse. Les vélos paraissent être à "chaines" car des vélos sans chaînes ou acatènes (avec système à vis sans fin) furent construits à Herstal mais furent surtout mis en service par la Police et la Poste. Nous sommes toujours entre le canal Liège-Maestricht et la colline de Caster . On a le choix entre le Bon Marché pour faire ses emplettes, boire un Hasselt (genièvre)à 5 centimes deux maisons plus loin ou traverser le pont-levis pour régler les formalités à la douane belge. Point encore d'invasion automobile mais la petite reine est de mise chez ces simples commerçants, peu avant la Grande Guerre. Côté Est du canal Liège-Maestricht, on trouvait chez Collard toutes les denrées coloniales venues en droite ligne d'Anvers mais quel chemin : suivre les petits canaux après Maestricht, et puis le canal de Campine, s'arrêter à chaque écluse, attendre devant chaque pont-levis ou tournant. L'expédition durait quelques jours. Et puis près de la douane, se restaurer n'était pas inutile. Petit-Lanaye connaîtra encore de grandes heures jusqu'au moment ou le "bouchon" de Lanaye sautera en 1962. Il périclitera alors : l'école du hameau ferma ses portes en 1978, il n'y a plus aucun petit commerce. Ne reste plus qu'un club de planches à voile "Les Tchéroux".. retour LE PONT DES ALLEMANDS A VISE ET LIXHE Vaste entreprise menée par l'occupant allemand : relier par chemin de fer sa frontière au grand port d'Anvers et ce le plus directement possible, via Tongres. Les travaux commencèrent en janvier 1915 pour se terminer le 20 décembre 1916…le premier train allemand arrivera à Visé le dimanche 18 février 1917. Les travaux entrepris comme ici à Navagne furent dirigés par des entreprises allemandes aidés de civils belges et de prisonniers russes. Alors que s'achevaient les travaux de construction de ce pont, un exploit audacieux fut réalisé, au détriment des Allemands par le remorqueur Atlas V. A l'occasion de grandes -eaux, ayant levé les barrages, celui-ci partit à la nuit tombante ce mercredi 3 janvier 1917, chargé de 107 passagers. Son odyssée très rapide du bassin de Coronmeuse à son échouage à Eijsden bouscula les obstacles allemands et la plupart des jeunes passagers allèrent rejoindre les soldats belges via l'Angleterre. Toute la frontière "sur terre" était marquée par des fils électriques. Le pont des Allemands comme le dénomment les Visétois servit aussi au transport des personnes jusqu'à la destruction du pont le vendredi 8 septembre 1944. Des péniches amarrées font en quelque sorte de l'intermodal car les marchandises (des matériaux) sont transférées des ou sur des wagons de la gare de Visé. Le barrage avec ses 3 chutes d'eaux de plus d'1 mètre permit de sauver l'île Jeannette, Merx ou Quaden, là où les oies de cet hôtel réputé allaient paître. retour LE PONT D'ARGENTEAU Sur les traverses en bois du pont, il était interdit de faire courir les chevaux et les bestiaux. Un vaste portique métallique recouvrait ce pont, reliant Argenteau à Hermalle-sous-Argenteau. Ce pont constituait, à sa construction vers 1870, un progrès énorme mais par souci d'économie (de la part du promoteur M.Flechet), on ne pouvait pas se croiser. Nous pouvons sans peine imaginer les discussions entre les protagonistes, notamment à la nuit tombante, une simple lanterne à gaz illuminant les deux entrées de ce pont. On payait sa quote-part (un péage) dans la guérite que l'on voit à droite. retour LE PONT DE LANAYE SUR LE CANAL Est-ce pour réagir au creusement du canal Juliana, voie parallèle à la Meuse entre Maastricht et Roermond qu'on décida d'accélerer les travaux entre Liège et la frontière dès 1930. En 1933, le premier pont soudé de Belgique du type "Virendeel" est achevé à Lanaye. En 1939, comme on le voit sur la photo, un remorqueur et plusieurs péniches se croisent. A quelques centaines de mètres du fort d'Eben-Emael, qui dut capituler après quelques heures de vains combats le vendredi 10 mai 1940, le pont de Lanaye put être détruit ce même jour par l'armée belge. Les montures allemandes sont à l'arrêt. Sur des bateaux, des ouvriers sont en train de découper les éléments du pont entravant la circulation navigable. D'une longueur de 68 m, le nouveau pont sur le canal fut reconstruit en 1948. D'un côté, à gauche du pont, Grand-Lanaye et à droite l'entrée de la Montagne Saint-Pierre, dont les terrains communaux seront mis sous statut de réserve naturelle en 1979, à l'initiative de Jean Henquet, échevin de l'environnement de l'époque. Le bateau-mouche qui amène les touristes à la tranchée de Caster est le Jean-Lulu, acheté à Namur par Ernest Hofmans en 1942 et rebaptisé du prénom de son petit-fils. Modernisé en 1961 par T.C.M. Cars, ce bateau deviendra le "Gaulois", qui sera "déchiré" en 1974. Dépassant quelque peu les limites chronologiques imparties à ce livre, je ne pouvais résister à présenter le nouveau pont, établi en 1985 sur le canal élargi au gabarit de 9.000 tonnes. D'une portée de 177 m, il est de type à haubans très élancé. Il servit en quelque sorte de prototype au pont de Wandre-Herstal, beaucoup plus élancé et majestueux et déjà classé ! retour LE PONT DU ROI BAUDOUIN A VISE La célèbre carte Ferraris (1771-1778) montre déjà un passage de bac entre l'île et le rive gauche de la Meuse à Basse-Hermalle. Mais le bac que nous voyons ici fonctionna vers 1930, à l'époque de la reconstruction du pont de Visé. Ce bac sombrera quelques semaines avant la mise en service de la nouvelle passerelle mobile. En 1935, ce pont d'argent (de 63 m. de long et de 2 m. de large ) jusqu'en 1995 - date de l'achèvement d'une passerelle fixe permit d'accèder facilement sur l'île. Pour traverser un fleuve, rien de mieux qu'un pont. Beaucoup de ponts assez précaires sont connus par des textes anciens. L'histoire des batailles croise parfois ces ponts de Visé: une en 1106 et l'autre en 1790. Mais de quand date le premier pont permanent ? Une concession pour construire un pont à péage fut accordée pour 66 ans à Guillaume Flechet de Warsage. Ce pont à péage réussit les tests en 1868 et jusqu'en 1902, d'une part les visétois purent traverser à l'aise (sauf quand quelqu'un arrivait en face) et d'autre part les actionnaires purent encaisser de substantiels bénéfices. L'état racheta le pont en 1902. On voit ici la rive gauche de la Meuse avec la pointe aval de l'île Robinson. Le matin du mardi 4 août 1914, les Visétois découvrirent leur cher pont dynamité. Soldats du génie belge aidés de Visétois (comme J.Massin) réussirent à en venir à bout. Le fort de Pontisse paracheva cette œuvre de destruction. Les Allemands rencontraient un obstacle de taille. Une fois la ville "pacifiée", un pont de secours fut aménagé en amont du pont, presqu' à la pointe de l'île. C'est ce pont que fracassa le remorqueur Atlas V dans sa folle course vers Eijsden. On a remplacé les tronçons du pont démolis en 1914. Mais ce pont était rafistolé, toujours à voie unique, insuffisant et même dangereux. Un règlement communal interdisait le stationnement sur le pont …des piétons ! On peut voir que l'hiver avait été très dur et que. la Meuse était quasi gelée….Heureusement en 1928, la décision d'avoir un nouveau pont était prise en haut lieu. Vers 1930, les travaux battaient leur plein : l'ancien pont devait toujours servir. On plaça le nouveau pont dans un autre axe et beaucoup plus vers l'amont…on dut à la fois changer la rampe du pont sur la rive gauche et surtout changer l'axe de la nouvelle avenue du Pont, sur la rive droite. Le ministre des travaux publics se dérangea en personne pour l'inaugurer le mardi 12 juillet 1932. Une nouvelle guerre, une nouvelle destruction….les Américains reconstruisirent le pont (à gauche) et on mit assez vite en chantier un nouveau pont assez proche de celui de 1932. (Cherchez les petites différences !). On garda la même rampe du pont et la même avenue. Voir avenue du Pont retour L'AVENUE DU PONT A VISE Milieu des années 50, le pont sur la Meuse a été reconstruit : l'avenue du Pont se développe commercialement et les cafés et leur terrasse étaient achalandés, dès qu'un rayon de soleil perçait. Des feux clignotants réglaient une circulation automobile encore modérée. Voir Hôtels retour LA GRAND POSTE A VISE En 1925, la ville accorde au Baron Joseph Van Zuylen l'autorisation de construire un hôtel des postes sur la nouvelle place publique. L'architecte Emile Deshayes réalise ici un beau bâtiment en Renaissance Mosane (1929). La ferme Leers, tout à côté va encore fonctionner jusqu' en 1937, mais les terrains voisins seront bien vite bâtis de maisons privées et de bâtiments publics. Voir Grand Place Reine Astrid retour RUE RASKINROY A VISE Dans le bas de cette rue, une des plus vieilles maisons de la localité fut construite "en pierres" à l'angle de la rue Raskinroy. Cette maison de pierre est mentionnée dans les textes dès 1343. Elle fut malheureusement rasée, après l'incendie de 1914. retour LES RECOLLETS A VISE Peu avant 1900, celui qui traversait le pont sur la Meuse à Visé voyait sur sa droite la vaste propriété de Max Horion avec un parc boisé et un magnifique bâtiment de 8 travées et 3 étages : c'était l'ancien couvent des Récollets (Franciscains) construit en 1650 et vendu comme bien national en 1796. On y trouve en 1812 une sucrerie, en 1826 une distillerie, en 1828 un lavoir à laine et en 1838, de nouveau une sucrerie fermée en 1874. Le site fut racheté deux ans plus tard par le notaire Horion, qui en fit sa demeure. L'extrémité Nord de la rue des Récollets s'appela jusqu'en 1876, la ruelle du Trou de Lorgneau. A la reconstruction (vers 1925), on élargit ce tronçon, menant à l'avenue du Pont. En 1929, la propriété Horion (l'ancien couvent) fut livrée à la pioche des démolisseurs. La rue des Récollets se terminait au sud par l'hôtel de ville. Sur le haut du pavé, des commerçants et des enfants observent le photographe. Les 4 dernières maisons avant la maison communale sont en colombage. Une d'entre elles appartint à la célèbre famille de Sluse. Le chanoine René-François (1622-1685), vice- prévot de la cathédrale de Liège fut un célèbre mathématicien et son frère Jean-Gaultier (1628-1687) termina comme cardinal à Rome. Il mourut empoisonné et son tombeau illustre est à l'église Santa dell Anima à Rome. A part quelques maisons endommagées aux premiers jours de la 2e guerre, le pire était à venir pour les Visétois totalement libérés du joug allemand le mardi 12 septembre 1944. Le samedi 16 décembre 1944, vers 11 h.30, un V1 tomba sur la rue des Récollets, détruisant 10 maisons et tuant 3 civils belges et 3 soldats américains. Ce fut surtout Liège et son agglomération qui souffrirent horriblement de ces chutes d'engins volants (V1 et V2) entre septembre 1944 et février 1945. Voir Lorette retour LA RECONSTRUCTION Grande effervescence en ce mercredi 28 mai 1919 : le roi-Chevalier Albert ler est venu, à l'improviste, se rendre compte des dégâts de la guerre et des premières reconstructions. Le cortège de la population et des notables se dirige vers la gare. Près de 600 édifices visétois (plus des deux- tiers du patrimoine bâti de la ville) furent détruits en août 1914. La reconstruction des maisons s'est faite en une dizaine d'années : le nouveau local des Arbalétriers n'est pas encore édifié. De superbes maisons de tous les styles mais principalement du style mosan vont sortir de terre, à l'instigation de l'Office des Régions Dévastées, chef d'orchestre de la renaissance de notre ville. Des plans cohérents, des mesures urbanistiques strictes feront de Visé une ville nouvelle, superbe et achalandée, dotées des infrastructures (égout, alimentation en eau, gaz et électricité). Il faudra cependant que toutes les chaussées soient rehaussées et parachevées et même éclairées. Un staff d'architectes de renom fut appelé au chevet de nos monuments : MM. Jaspar, Jamar, Thuillier, Thibeau, Deshayes, Habran, aidés par de "plus féconds"comme MM. Lambert, Davister et Lejeune. Ce sera M.Thibeau qui, dans la rue Haute, édifiera le nouveau local des arbalétriers, en style mosan : arcades, fenêtres à croisée, variété des matériaux, oculus, petits reliefs en tuffeau. Une salle de fêtes, un café et un musée seront ainsi aménagés Voir Baraquements, Guerre 14-18 retour RICHELLE Richelle est avec Lanaye, le petit rejeton de l'entité de Visé avec un bon millier d'habitants en 1990. Le chapitre d'Aix-la-Chapelle était maître de cette seigneurie ecclésiastique qui vécut dans le giron du comté de Dalhem. Bourguignons, Espagnols, Autrichiens, Français, Hollandais furent les maîtres successifs de ce territoire de moins de 2 km2. En vallée, la partie du village coincée entre Visé et Argenteau était auparavant très industrieuse. On y exploita des carrières de pierre (voir p.22) jusque peu après la 2e guerre mondiale. Le village était renommé pour ses bonnetiers au 18e s., et ses armuriers au 19e s. On voit la côte de Richelle, élargie vers 1974 et en contrebas la route aménagée entre Visé et Argenteau (dès 1840). Le chemin de fer y passa vers 186O. Et l'autoroute du Soleil y arriva en 1974. Voir Château de Richelle retour LES ROCHES A VISE Panorama vu de la colline des "Roches" vers 1910 montre à l'avant-plan le faubourg de Souvré et en arrière plan, le pont sur la Meuse, l'Hôtel de Ville, une tour de minoterie, la tour des Sépulcrines et notre sanctuaire chrétien dédié à l'évangélisateur des Gaules, saint Martin. Un petit port était attenant aux voies ferrées de la ligne Maastricht-Visé-Liège. Cinquante ans plus tard, ce plan plus large nous montre les multiples transformations du XXe s. : la ville a pansé ses plaies de 1914 : Hôtel de ville, église et maisons ont été reconstruites. Un vaste remblai a réduit sensiblement la largeur de la Meuse : un port de déchargement de matériaux de construction et de grains a été aménagé. On parle aussi de faire passer à cet endroit dans les prochaines années une autoroute. Elle sera inaugurée en novembre 1974, par le ministre des travaux publics d'alors Jean Defraigne. retour L' AVENUE ROOSEVELT A DEVANT-LE-PONT (Cette avenue de Tongres qui allait de la Meuse à la limite de Hallembaye fut débaptisée en 1945 (pour sa partie est ) en avenue Franklin Roosevelt, car c'est par ici que les premiers GI's américains entrèrent à Visé le 10 septembre 1944. Nous sommes ici au carrefour de ce qui deviendra l'avenue Roosevelt à l'avant-plan et de l'allée Verte à droite. Derrière nous, nous aurions le reste de la rue (monté en grade au rang d'avenue en 1933) de Tongres…qui menait alors au pont n°9 sur le canal Liège-Maastricht. retour LA RUE SABARE A CHERATTE Nous sommes toujours au début du siècle, les hauteurs de Cheratte se développent, on construit de plus en plus. Des écoles se créent : une école communale ou des écoles car la mixité n'avait pas encore cours et les écoles maternelles n'étaient pas nombreuses. Au coin de la rue Sabaré (orthographe actuelle) et de la rue de l'Eglise, ces bâtiments solides seront remplacés après la 2e guerre par un complexe communal qui comprend maintenant l'école, une plaine de sport, des terrains de tennis et la Bibliothèque Jean Donnay. retour L'ECOLE DU SACRE-COEUR Sur les terrains de la famille Van Zuylen, furent construites non seulement une poste, des maisons mais aussi une nouvelle école tenue par des sœurs : l'institut du Sacré-Cœur qui s'installa rue de la Trairie en 1926 et prospéra rapidement. Les Sœurs Ursulines de Hasselt étaient arrivées à Visé en 1916 pour remplacer les sœurs de Notre-Dame de Namur. Le style mosan, comme vous pouvez le voir était le style en vogue, pour les bâtiments publics. Les sœurs qui s'occupaient de l'enseignement au Sacré-Cœur avaient à cœur de partager la vie locale, surtout quand l'aspect religieux avait une importance : en septembre 1938, pour le Jubilé de St Hadelin, un groupe d'enfants présenta "Sainte Angéla avec les enfants". Voir Ecoles retour SAINT-HADELIN L'église paroissiale de Visé devint une collégiale en 1338, à la suite de l'arrivée d'un chapitre de chanoines, amenant avec eux les reliques du fondateur de leur communauté, saint Hadelin, natif d'Aquitaine (617-690). A leur arrivée à Visé en 1338, les chanoines reçurent près d'un quart de la ville pour installer leur "cloître". Les Hautes-Encloistres jusqu'à la suppression du chapitre en 1794 étaient les demeures de ces chanoines. Sécularisées par après, ces propriétés ne passèrent pas le cap de la Grande Guerre au contraire des Basses-Encloistres (rue Dossin) qui furent épargnées. En 1788, un chanoine de Saint-Hadelin lança le premier jubilé de la Translation de la châsse de St Hadelin de Celles à Visé. Tous les 25 ans, des fêtes solennelles rappelleraient ce qui se passa à Visé en ce dimanche 11 octobre 1338. Le dimanche 14 septembre 1913, un cortège historique évoqua le hauts faits de la vie du saint et de l'histoire de la ville de Visé. De magnifiques chars tirés par des chevaux partirent de l'église vers la rue de Jupille : on voit ici le tableau de la rencontre de Pépin de Herstal avec Hadelin, comme l'illustre le 3e panneau en argent repoussé de sa châsse (1170). Tous les habitants de Visé eurent à cœur de décorer leur rue, d'arborer des drapeaux aux fenêtres en l'honneur du patron de la Collégiale de Visé. Nous sommes en septembre 1938, dans la rue de Jupille à quelques heures du cortège historique fêtant les 600 ans de la translation des reliques de St Hadelin, de Celles -sur- Lesse à Visé- sur- Meuse. Dans la nouvelle église, consacrée le mercredi 14 juillet 1926 par Mgr Rutten, une place plus importante encore que par le passé fut donnée à cette châsse romane des 11e (les deux pignons) et 12e s. (les huit reliefs des longs côtés). Le Christ est à l'honneur sur les pignons mais saint Hadelin est glorifié dans les faits majeurs de sa vie sainte : foi dans la mission qui lui est révélée par un songe, gratitude dans l'adieu à son maître Remacle, plénitude dans les bons conseils donnés à Pépin de Herstal, espérance dans le choix de ses premiers disciples. Les 4 reliefs d'argent repoussé (sur la photo) de l'autre face narrent les prodiges de la prière chez ce missionnaire des Ardennes : une source jaillit de terre, une femme retrouve l'usage de La parole, une noble dame réalise son vœu et une vie terrestre qui s'achève pieusement. Voir Collège, Place de la Collégiale, église Saint-Martin retour LES SEPULCRINES Les Chanoinesses du Saint Sépulcre s'installèrent à Visé dès 1616. Chapelle puis tour puis couvent puis école furent construits rapidement et jusqu' en 1824, une école réputée pour filles s'y tint. Succédèrent une école privée puis technique et en 1851 une école moyenne de l'état pour garçons. La chapelle présentée ici servait alors de salles d'études, de spectacle et de remise des prix. Le mobilier liturgique était toujours en place : un autel majeur, des tribunes et des orgues, plusieurs statues et un tableau du peintre Plumier (La Résurrection du Christ). Le superbe cloître avec galerie s'ouvrait vers la cour intérieure par des arcades cintrées. On remarque les fenêtres à meneaux, la haute toiture à barbacanes et les fers d'ancrage avec la double croix de l'ordre des Sépulcrines. Dans le jardin clos, un parc botanique fut dessiné par l'illustre professeur de Botanique, Apollon Hardy. Le bâtiment sera reconstruit en 1925, deviendra Athénée en 1936, Athénée Royal en 1948, fusionnera avec l'école moyenne pour filles. L'Athénée Royal déménagera rue du Gollet en 1983. Ce bâtiment fut racheté par la ville de Visé en 1989 pour en faire un centre culturel. Le musée régional y est aménagé depuis 1990 Voir Athénée Royal et Centre Culturel retour LE SOUS-SOL VISETOIS Avant la construction de la route vers Jupille et Liège en 1843, on préférait se rendre à Liège par l'autre rive (la Visévoie). Il y avait bien sûr de petits chemins qui contournaient les exploitations de calcaire viséen (étage géologique formé il y a 350 millions d'années). Celui-ci n'était pas fort utilisé dans la construction mais bien comme pierre à chaux. On se trouve ici à la limite de Richelle. Les exploitations périclitèrent vers 1920 et disparurent en 1950, malgré une relance pendant la 2e guerre mondiale. Un four à chaux, dynamité en partie dresse encore son volume écrêté, près du garage "Visé-Pneus", rue de Jupille. Roua (petit ruisseau), vallée des Soupirs, Bois Mayanne sont trois lieux-dits de Souvré qui évoquent la géographie, l'histoire ou encore l'économie car on exploita dans cette zone le calcaire, le schiste alunifère ou encore l'argile. Le 17e s. fut la période faste de l'exploitation du sous-sol. Maintenant un raidillon encore malaisé joint la vallée des Soupirs à la route de Dalhem, construite seulement en 1877, en partie sur le terril des alunières. A noter qu'avant le 17e s., des vignobles étaient établis sur les coteaux bien exposés de Souvré. Voir Charbonnage, Souvré retour SOUVRE A VISE La population s'est rassemblée au carrefour de la rue Porte de Souvré et de la rue de Jupille. Souvré (signifiant en amont) est le faubourg au sud des remparts de Visé. Les habitants depuis le 16e s. vécurent des richesses du sous-sol (calcaire, alun, chaux), de la pêche ou encore du commerce fluvial . L'imposante demeure derrière le groupe appartenait à Thomas Dossin-Lenoir. Cette famille vit toujours du négoce des matériaux de construction. S'étalant mollement aux rives de Souvré, la Meuse était peu canalisée avant 1914. La ligne ferroviaire Maastricht-Visé-Liège était dotée de plus de 20 arrêts comme Souvré. Une garde barrière y assurait un service d'ordre. La dernière fut Victorine Thonon. Avant la construction de la route vers Jupille et Liège en 1843, on préférait se rendre à Liège par l'autre rive (la Visévoie). Il y avait bien sûr de petits chemins qui contournaient les exploitations de calcaire viséen (étage géologique formé il y a 350 millions d'années). Celui-ci n'était pas fort utilisé dans la construction mais bien comme pierre à chaux. On se trouve ici à la limite de Richelle. Les exploitations périclitèrent vers 1920 et disparurent en 1950, malgré une relance pendant la 2e guerre mondiale. Un four à chaux, dynamité en partie dresse encore son volume écrêté, près du garage "Visé-Pneus", rue de Jupille. Roua (petit ruisseau), vallée des Soupirs, Bois Mayanne sont trois lieux-dits de Souvré qui évoquent la géographie, l'histoire ou encore l'économie car on exploita dans cette zone le calcaire, le schiste alunifère ou encore l'argile. Le 17e s. fut la période faste de l'exploitation du sous-sol. Maintenant un raidillon encore malaisé joint la vallée des Soupirs à la route de Dalhem, construite seulement en 1877, en partie sur le terril des alunières. A noter qu'avant le 17e s., des vignobles étaient établis sur les coteaux bien exposés de Souvré. Le photographe de la localité, Nic Nélissen a conservé ce cliché où l'on voit des Souvrétois se déplacer en barque rue de Jupille : les inondations du siècle qui firent sortir la Meuse de son lit le vendredi 1er janvier 1926 (2950 m3) et les jours suivants eurent des conséquences dramatiques (l'eau atteignit à certains endroits les fenêtres du premier étage) mais aussi salutaires car on se décida enfin à entreprendre de grands travaux d'aménagement du fleuve. Lorsque le fleuve récidiva en pire le 22 décembre 1993 (3200 m3) et le 31 janvier 1995 (3.060 m3 à la seconde), le quartier resta au sec. Voir La Meuse retour LES TEMPLIERS , LA FERME DU TEMPLE La ferme du Temple est un des manoirs de cet ordre de moines- soldats installés dès le 13e s. sur ce plateau. Fortifié jusqu'au passage des troupes de Louis XIV en 1675, le site était passé sous la tutelle des Chevaliers dit de Malte en 1320. La famille Dodémont puis Lonhienne exploitera cette superbe ferme en carré que plusieurs commandants de Villers - le-Temple restaurèrent au 18e s, comme le précisent les blasons sur les différentes ailes de la ferme. retour L' AVENUE DE TONGRES A DEVANT-LE-PONT Comme ce fut le cas pour l'avenue du Pont, l'avenue du Tongres lors de la construction du nouveau pont en 1930, fut modifiée sensiblement dans son axe : les grilles du magnifique jardin, à gauche de la photo, furent supprimées, pour céder la place à la nouvelle rampe du pont. La partie droite fut maintenue au même niveau et menait à une impasse : l'ancien départ du pont de 1868 et l'escalier du nouveau pont descendant vers le quai du Halage. retour LA RUE DE LA TRAIRIE A VISE L'avenue allait jusqu'à la rue de la Trairie (derrière le photographe), qui dirigeait le voyageur vers Berneau et Mons. Trairie rappelle l'ancien endroit de tir (tirairie) des Arbalétriers. Cette vaste perspective sera bien modifiée à la reconstruction : le pont changera d'axe vers le nord, l'avenue suivra le mouvement et la rue de la Trairie restera sur le côté : une place alors sera créée à l'emplacement des quelques maisons détruites. Voir Gildes retour L'URBANISME VISETOIS Jusqu' en 1850, Visé est confiné entre l'avenue du Pont et la Collégiale et entre la Meuse et les remparts. La gare urbanisera le quartier Nord vers 1860. La reconstruction, après la grande Guerre, transformera le secteur Est. Et après la 2e guerre, ce seront les hauteurs et les routes d'accès qui seront habitées plus densément (Lorette, Ma Campagne, La Wade, Les Roches). Le grand Visé compte maintenant près de 17.000 habitants. L'extrême nord de la ville, bien au delà du rempart était en grande partie marécageux. L'arrivée du chemin de fer allait bouleverser cette situation : en 1861 la ligne était opérationnelle. Il y eut ensuite la construction du Collège St Hadelin en 1881…et enfin l'urbanisation de cette zone fut complétée après la 2e guerre (Quartier Van Zuylen), sans oublier plus près de nous l'extension rapide du zoning industriel peu avant 1980. Voir les rues, Guerre 14-18 retour L'ALLEE VERTE A DEVANT-LE-PONT Nous avons tourné par rapport à la carte précédente. L'allée Verte est à gauche et menait au pont n°8 sur le canal Liége-Maastricht. On y voyait de belles villas. A droite la partie ouest de ce qui n'est encore que la rue de Tongres. Entre les deux, l'hôtel des Touristes, sorte de pension de familles. A l'avant-plan, ce n'est pas une girouette mais un panneau indicateur des routes avec la distance en centaines de mètres :Visé / Liège/ Tongres /Maastricht. retour LA RUE DE VISE A CHERATTE Au début du siècle, que les photographes attiraient l'attention : tout le monde sortait dans la rue. Mais maintenant ! Le Nord de la rue de Visé s'appelait le Vinave et était occupé par des maisons bourgeoises construites au plus tôt au 18e s., mais le plus souvent au milieu 19e s. Quand on habite sur un terrain riche, on l'exploite. Une source d'eau fut exploitée par un limonadier, M.Dessart et il l'appela "Maskaphiat" du nom d'une veine géologique. De 1924 à 1967, le limonadier abreuva toute la région. Au début, la bouteille à siphon (pour donner du gaz) fut de mise avant qu'on ne gazéifie le liquide avant sa mise en bouteille. C'était au 170, rue de Visé, non loin de la Vieille Voie que ce commerce subsista pendant près de 50 ans. retour LA VOUERIE DE NIVELLE La ferme de la Vouerie de Nivelle était la résidence du seigneur Voué, représentant le prince-évêque sur les deux rives de la Meuse avec comme juridiction Lixhe, Lanaye, Eijsden... Cette charge quasi héréditaire passa des Nivelle au Navagne puis au Printe de Warancelle, au du Bois, à Massillon en 1616. Après, le titre sera souvent contesté. Cette ferme où une activité agricole s'exerce encore, était défendue par une tour massive aux angles de murs harpés. L'alternance de briques et de blocs de tuffeau et le pignon débordant sont typiques des limites de la Hesbaye. Ce cliché date de 1903.